Maltraiter un enfant ne le rend pas heureux

Publié le par imagiter.over-blog.com

Maltraiter un enfant ne le rend pas heureux

Canular ? Justement pas : c’est ce que la société tend, trop souvent, à concrétiser envers les enfants maltraités. Eh oui, ces enfants sont enfermés, sevrés de relations et d’affections. Et non les parents. Donc, d’une certaine façon, confortés dans leurs maltraitances. Conséquences ?

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« Certains travaux observent que 100 % des enfants maltraités deviennent violents alors que d’autres n’en trouvent « que » 65 % ( p. 45 - Boris Cyrulnik – Le murmure des fantômes, décembre 2002). » Comme d’habitude l’attitude et répulsive de l’Occident est de se débarrasser du problème en jetant la… victime. Ou en la diffamant gravement. Ce qui ne fonctionne plus du tout lorsque… « deux repères permettent d’illustrer à quel point cette violence apprise dépend du milieu bien plus que de l’enfant. Si l’on change de milieu, l’enfant change d’acquisitions (p. 45 – ibidem). Et donc de comportements. Les diffamations tombent à l’eau. Ce qui n’est pas, toujours, le cas. Ainsi pour Cyrulnik : « On l’a fait taire pendant très très longtemps » (voir l’interview en fin d’article). Parce que son expérience de vie et son savoir provoquent, dans un monde mental aseptisé et immature, « une représentation insupportable ». Ce processus d’extrême violence camouflée se retrouve donc partout. C’est qu’il faut toujours autant de chances aléatoires afin de percer les murs du silence. Oui, les configurations de « vouloir faire taire » demeurent aussi omniprésentes que dans le passé supposé…inférieur…Mais pourquoi faire taire ? Plutôt qui ? Uniquement qui sait dénuder tous les procédés et processus de maltraitances de la société par le haut. Et poser les mots justes dessus. Les observations de cet article concernent alors tout le monde et pas que les enfants !

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Mais encore ? « En grandissant, ces enfants adaptés à un milieu où toute information est une menace parlent peu et n’investissent pas dans leur éducation (…) après avoir été maltraités par les parents, ils le sont par la société qui les séparent pour les…protéger, les isole dans un bâtiment avec un grand parc où personne ne vient les voir ( p. 44 – ibidem) ». Exactement comme s’ils étaient contagieux ou avaient commis un crime dont ils seraient punis. Étrange manière que de les protéger et leur offrir la sécurité affective ? Toujours plus incapable de se remettre en question, la société est devenue aveugle à tout et surtout à sa propre violence. Nous l’entendons comme murmurer « maltraiter un enfant le rend heureux. » Sa « violence symbolique » en reste encore plus inacceptable et devrait recevoir de nombreuses engueulades. Puisque, à 100 %, elle introduit le cercle vicieux suivant : « Habitués à ne recevoir que des menaces, ces enfants répondent aux ordres simples par des tentatives d’agression contre les adultes. La relation s’en trouvant complètement pervertie puisque les adultes, se sentant à leur tour menacés par les enfants, alternent, comme eux, la vigilance glacée et les explosions de colère ( p. 44 – ibidem).» Bref, ces adultes ne font pas mieux que les enfants (alors qu’ils ne sont pas, eux, traumatisés), ils semblent les imiter en tout. Et ne se montrent pas aptes à « changer le paradigme.» Non en se rabaissant à un niveau de simplisme ahumain – mais, au contraire, en hissant ces enfants soi-disant « protégés » sur une autre scène de relations.

L’est-il fait ? « La grande majorité des enfants acquiert un attachement confiant, une manière d‘aimer où, se sentent aimables, ils osent charmer l’inconnu ( p. 45 – ibidem). » D’où une « découverte » ( !) dans des études que de… « maltraiter un enfant ne le rend pas heureux ». D’abord maltraités par des parents – ce qui semble évident. Mais, ensuite, par des institutions qui, plus affectivement et moralement, maltraitent, elles aussi à leur manière, ces enfants. Soumis aux doubles peines tous azimuts…Ce qui n’est plus évident du tout. Si nous voulons qu’un enfant soit aimable et sociable, il faut, d’abord, lui prouver qu’il est…aimable (oui qu’il peut être aimé). Inverser ces segments du réel – c’est se conduire en…pervers ! Et ceci faute d’admettre qu’afin de se reconstruire l’enfant a besoin de…rituels attentifs, de valorisations de ses comportements généreux, d’attachements précis et suivis, etc. La violence sociétale satisfaite d’elle-même « n’est pas un facteur de résilience puisque ces enfants apprennent à ne voir que les menaces du monde et à y répondre (p. 44 – Boris Cyrulnik – Le murmure des fantômes). » La faute à qui ? Pas à eux en tout cas. Quelle que soit la situation ils s’y…adaptent. Ils répondent au milieu. Et donc ne peuvent faire mieux. Mais si on veut les chosifier, les rendre robots vides, les sacrifier à nos tranquillités, etc…sûr que la légende diffamatoire contre eux peut commencer. Dans le monologue le plus intégral. Aucun droit de réponse ni de défense. Maltraiter institutionnellement ?

Or il suffit d’accepter « que l’éveil de l’enfant grimpe en flèche dès que le milieu attribue à la connaissance une valeur relationnel (p. 46 – ibidem). » Et connaissance c’est très divers : faire ressentir à l’enfant que l’on peut vivre autrement est une connaissance qui va germer et mûrir en lui. Des exemples affectifs et moraux, incarnés par des enfin adultes, aussi. Des récits, conçus en groupe thérapeutique, aussi bien. Etc. Tout peut concourir à faire redevenir entier. Ainsi qu’à faire se flétrir la partie escarrifiée de l’enfant - trop souvent agressé. Et qui a construit ces durillons, ces cals émotionnels afin de ne pas laisser tout son être et tout son corps…mourir. Il suffit de devenir un « tuteur de résilience » (parfois une seule rencontre suffit afin de construire le mythe qui va permettre de s’enlacer autour du souvenir et de se reconstruire). Une aussi infime cause pour autant d’effets ! Faire attention sait faire pulluler toutes les…attentions !

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Pourquoi insister encore ? Parce, tout simplement, à l’évidence, la société et donc la majorité des êtres dits sociaux « ignorent » ( méconnaissance et refus dédaigneux de savoir) ce qu’est, dans le moindre grain du concret, leur violence symbolique. Que nous retrouvons partout et même dans les réseaux prétendus sociaux. Ou la psychorigidité se rencontre au détour de chaque groupe…etc.

Et, ainsi, ce que la majorité ne veut pas… savoir ? « En Occident, un enfant sur quatre aura connu, avant l’âge de 10 ans, la terrible expérience de la déchirure traumatique. A la fin de son existence, un adulte sur deux aura subi cette brisure et finira sa vie cassé par le traumatisme…ou l’ayant transformé (p. 59 – ibidem). Quel jeu de massacre. Quel laxisme si dérégulé de la société envers elle-même. Quelle abusive indulgence envers elle-même et quelles duretés inhumaines envers autrui…Le fait, qu’actuellement, un adulte sur deux soit encore brisé justifie pleinement cet article

Ce pourquoi nous devons inventer, vite, une nouvelle civilisation. Le capitalisme ne pouvant plus que devenir toujours plus « ignorant » ( méconnaissant et durci de dédain de ne surtout rien savoir), toujours plus ténébreux (masquant d’ombres le nombre devenu effroyable de ses méfaits) et porteur d’absolument aucun remède ni de solution…

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Puisque se permettant de harceler, encore plus, les victimes de sa véritable barbarie !!!

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Non, maltraiter TOUT LE MONDE ne rend, non plus, personne heureux. >>>*****

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http://www.psychologies.com/Culture/Divan-de-Stars/Interviews/Boris-Cyrulnik-On-m-a-fait-taire-pendant-tres-tres-longtemps

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https://halshs.archives-ouvertes.fr/file/index/docid/906253/filename/la_rA_silience_par_les_livres.pdf

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https://www.erudit.org/culture/spirale1048177/spirale1058416/18237ac.pdf

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http://www.infirmiers.com/pdf/resilience.pdf

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>>>>>> - Extensions ***** - // - « Maltraiter TOUT LE MONDE ne rend, non plus, personne heureux »….Non ce n’est pas un canular. Mais bien les conclusions d’études sérieuses. Pesanteur des habitudes hiérarchiques et institutionnelles qui accouche d’un langage vraiment confus. L’âge adulte maltraité l’est avant et après. Comme s’il était contagieux ou comme s’il représentait le crime à punir. Parce qu’il devient essentiel de ne pas savoir que 1 adulte sur 2 sera brisé avant la fin de sa vie. En Occident. Et que tant de guerres invisibles s’y consacrent. Dont les réalités font partie de ce que le haut de la société tente de faire taire. Ne pas en rendre compte. Ou bien le recouvrir de légendes diffamatoires. Comme d’obstruer toutes les solutions réalisables à la seconde. Mais pourquoi tout ceci ? Afin de ne pas prendre pleinement conscience que les dirigeants ont désormais atteint un niveau de violence insupportable. Tolérance devenue zéro.

Et que nous avons, là, toutes les motivations afin de

………………………………………..changer complètement de civilisation !

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…toujours dans la rubrique : "Quelles sont les têtes qui NOUS aident vraiment ?"

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Que la vaste compassion vous grandisse et vous nourrisse !!!

Sous copyleft……pour tout ce qui reste à but non lucratif

(à suivre)

……………. tous ces posts sont bien reliés à une pensée globale

trouvez, aussi, un complément à cette réflexion sur le site internet à téléchargements gratuits http://www.freethewords.org/, onglet 4 "Nul n'est nul", onglet 3 "Légalité de l'égalité" (Quality of eQuality), onglet 4 "La démagogie n'est utile et utilisée que par qui est déjà au pouvoir" et "L'anticommunication comment ça fonctionne ?", onglet 2 "L'ardeur sociale" et "Le roman de l'économie", onglet 3 "Why do we left the left wings ?", onglet 2 "Comment devenir un (e) athée du capitalisme". Et, surtout, RIEN DE PLUS SOLIDE QUE LE SOLIDAIRE, onglet 3, LE ROMAN DE L’ÉCONOMIE, ainsi que LA QUESTE DES QUESTIONS (qui a démuni les démunis ? qui a déshérité les déshérités ? qui s'est emparés des désemparés ? qui a détressé les détressés ? qui a dérobé aux nécessiteux leur nécessité ? s'il y a faim c'est qu'il y a, d’abord, affameurs, endetteurs, capital au noir ou argent clandestin, etc), onglet 2.

Résistances au changement Impliquent changement de résistances

Structurellement, les classes moyennes ne savent plus penser

Pas de République si le politique ne prime pas sur l'économie.

La prospérité c'est pour tous, la richesse pour la minorité

L’Économie que l’on nous jette entre les jambes afin de faire tout autre chose ?

Je suis responsable de ma parole non de la compréhension des autres

Le si rare moment de la jubilation

La façon d’écrire se nomme infini respect

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Si ce post a su retenir votre attention dans les 3 900 autres (disponibles ici) il doit y en avoir de bien plus décoiffant. Qui vous boosteraient encore plus. C'est le si cher chercher cher… on y trouve plus que prévu

Maltraiter un enfant ne le rend pas heureux
état des lieux vu de l'intérieur

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Maltraiter un enfant ne le rend pas heureux
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la violence sans coups reste la pire…

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Maltraiter un enfant ne le rend pas heureux

celle que se réserve trop souvent le haut de la société

la violence des sommets est une extrême avidité... dérégulée...

cela c'est un des sommets de la violence symbolique - afficher un but commun et faire tout pour qu'il ne soit jamais réalisé...

et des adultes (mal)traités en enfants ?

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Commenter cet article

oussama 19/07/2017 13:43

https://www.foruminfirmier.com

oussama 19/07/2017 13:43

C'est triste, :/

imagiter.fr 29/01/2016 11:54

Bonjour, et merci de cette appréciation. Plaire un peu n'est pas si désagréable...