Se rendre compte (1)

Publié le par imagiter.over-blog.com

Se rendre compte (1)

A soi-même ? S’offrir les comptes mérités de tout savoir ? Prendre conscience qu’il faille se rendre auprès des totaux têtus des faits ? Oui, mieux que les oxymores, les rencontres explosives : la lucidité rayonne le mieux là où elle dé-chiffre ! La vérité n’étant pas dans les chiffres eux-mêmes mais dans leur compréhension honnête et désintéressée.

S'apercevoir de quelque chose. Se percevoir soi-même perçant les opacités…Synonymes : comprendre, réaliser, saisir (tous actes très participants)expliquer lorsque rendre compte est se justifier. Pas de compte-rendu lorsque nous nous rendons compte…mais un rendez-vous, peut-être, si nous nous y rendons. Et, puis, sûrement plus, nous rendons-nous, nous livrons-nous afin que la paix se fasse. Vous nous rendrez compte font de bons amis. Raconter, décrire les faits et rapporter les paroles dites : y rendre présente la personne absente. Rendre compte raconte, le conte raconté devient un compte précis, avec un total à la fin. Exprimer, retracer, témoigner, informer, notifier. En fin de compte qu’il soit tenu compte que c’est à bon compte…revenir à soi, reprendre conscience !

Nos-cerveaux-zones-à-defendre-prioritaires

« L’autonomie de pensée est la mère de toutes les autonomies. Il n’est pas dit que les enfants d’aujourd’hui disposent encore longtemps de la base biologique de cette pensée, ni des facultés cognitives nécessaires à celle-ci, ni même des capacités minimales de s’exprimer. Le mode de vie des sociétés cyber-industrielles attaque notre for intérieur. S’il est une ZAD à établir d’urgence, c’est celle de nos cerveaux. Faute de quoi, nous ne saurons même plus pourquoi il faudrait se défendre.

Zad-des-cerveaux.pdf

Nous ne cessons de le dire depuis plus de 10 ans : les dangers du numérique sont ailleurs. La déshumanisation nous menace autrement que le cancer. Après une décennie d’observation, les spécialistes l’admettent : «Nous, professionnels de la santé et de la petite enfance (...) recevons de très jeunes enfants stimulés principalement par les écrans, qui, à trois ans, ne nous regardent pas quand on s’adresse à eux, ne communiquent pas, ne parlent pas, ne recherchent pas les autres, sont très agités ou très passifs [[il leur a été dérobé le meilleur d’eux-mêmes…ils en sont…réduits aux simples mécanismes primaires. Les enfants se nourrissent plus aux sentiments et aux émotions corporelles de proximité qu’aux abstractions glacées et ahumainres qui plus est…la faute grave des adultes vient de leur grande médiocrité de cœur ainsi que des méfaits dramatiques de leur refus obstiné de transformer leur style de non-vie ! A aucun moment ils ne se sont rendus compte de quoi que ce soit : vivre ainsi « en dehors » de la vie est-ce vivre ?]]. (...) La surexposition aux écrans est pour nous, une des causes de retard grave de développement sur laquelle nous pouvons agir de façon efficace [[ à cause de la propagande vénéneuse des déchus de la cupidité, si soutenue par les médias dits dominants, qui crache le sur-connecté, il faut d’urgence se sur-connecter, ah oui ! sur quoi, où sont les qualités qui forment ? Où sont les modèles qui soutiennent ? Etc. Nous n’y voyons qu’un se déconnecter à fond…faute de nourriture affectives et émotionnelles si nécessaires]].» La rupture du lien entre parents et bébés crée des troubles de type autistique. Les petits d’hommes élevés par des machines ne sont plus des hommes; l’écran fait écran. Supprimez-le, vos enfants revivront et apprendront à penser. » En attendant, le pouvoir des médiocres est indigne et détruit tout ce qui est essentiel dans la protection des vies intérieures : sans autonomie de conscience impossible de reprendre conscience ! De se rendre compte de ce qui nous entoure…Nous sommes tant séparés de la vraie vie et de son écrin le plus précieux : la Nature !

 

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Prendre conscience pourquoi ? “Ta véritable responsabilité sociale est de semer de la conscience.”- Alejandro Jodorowsky - Autant dire que les médiocres n’ont semé que la grande anti-socialité, plus rien de sociable chez eux, plus rien de civilisé, encore moins de l’humain. Comment faire pour ces égaré-e-s ? C'est une phrase que je dis souvent « je me rends compte » depuis que j’aime avoir conscience. Nous nous rendons compte du  but de la vie en étant dans la fréquentation intime de la vérité parce qu'il y a quelque chose de bien plus grand que nous (l’Humanité qui n’est toujours pas née et reconnue comme notre immense peuple ) qui préside à la vie, qui soutient le monde, la création, qui est partout, qui est tout ( la Nature qui contient toutes les limites de nos conditions de survie dont la première est de ne…surtout pas détruire ni de polluer cette Nature, comme les fous de la cupidité se le permettent au si grave détriment de tout le monde !). La Nature nous donne tout gratuitement et ne nous demande que de protéger en nous cette vérité de la gratuité, comme le niveau nettement supérieur de toute vie sociale.

 

    ** >>>> -- Symptômes d’une société du « en même temps », c’est-à-dire du déni de la négation, et du refus de choisir (puisque choisir, c’est renoncer). Le fameux « principe de réalité » – si souvent mis en avant par les « pragmatiques » pourtant – est complètement nié et renié, ce qui rend bien difficile de distinguer la violence réelle (physique, économique ou symbolique) de la violence fantasmée. Tout se retrouve mélangé, accentuant encore davantage le repli sur soi.

Aussi terrible que ce soit, Hismaël a pris le risque de la relation, le risque de parler, de toucher, de dire « non ». Et s’il l’a payé de sa vie, c’est parce qu’il était seul, dans une rue pleine de monde, à se mêler de ce qui ne le regardait pas, à être sorti de lui-même, à avoir regardé la violence en face pour pouvoir la refuser [[ les spectateurs passifs et massifs – la grande honte de notre époque - semblent bien y perdre tout droit de refuser…quoi que ce soit, ne payant jamais de leurs personne…]].

Drame-de-la-rue-de-la-Roquette-:sommes-nous-démunis-face-à-la-violence-créée-par-le-haut

Déconfortablement installés dans les safe spaces de nos smartphones et de nos réseaux non-sociaux, dont les algorithmes nous « recommandent » des informations, susceptibles a priori de nous intéresser, d’autant plus qu’elles reçoivent l’aval de nos « amis » et de nos followers, tout « surgissement de l’Autre » nous semble violent, voire insupportable [[ ce sont nous les graves intrus pour qui tout l’humain semble étranger et nous nous permettrions d’empêcher autrui …d’exister ? Allons les médiocrates sont indignes des pouvoirs qu’ils ont lâchement dérobé (par conjurations des imbéciles ?) aux vrais leaders – ceux ou elles qui n’omettent jamais personne, qui incluent et n’excluent pas !]]. Comme si s’accentuait la tendance ainsi décrite par le philosophe et sociologue polono-britannique Zygmunt Bauman dans La Vie en miettes (1995) : « Le degré – autrefois toléré – de compromis impliqué dans toute unité négociée a tendance à être de plus en plus souvent remanié en violence excessive et insupportable opérée sur les droits (très sûrs d’eux-mêmes) du moi. »…Ainsi les grands insupportables du temps présent, ces médiocrates, les ultra violents de l’extrême centre qui ne fonctionne qu’en étant plus extrémistes que tous les anciens extrêmes – oui ces insupportables ne supportent plus rien . Eux aussi veulent faire sécession, séparatisme d’avec le genre humain ? Il est tellement temps de nous rendre compte !

*** // Nous nous rendons compte de tellement de choses petit à petit, que nous avions amassé tellement d’objets complètement inutiles, faux, qui ne servent à rien - sauf à tant nous éloigner et nous séparer des autres. La nourriture affective, morale et émotionnelle supplante complètement ces choses inertes qui nous avaient été illégalement…imposées par la trop corRompue société de consommation qui n’est plus défendue que par les si médiocres. Ceux et celles qui ne veulent surtout pas vivre pleinement ; en complète conscience. Qui cumulent, sordidement, le refus de savoir et de comprendre, « l’ignorance » qu’ils croient bêtement triomphante, avec le rejet frénétique du…se rendre compte. De tout et à fond…Comme ?

 

...la-fausse-élite-au-pouvoir-montrer-le-vrai-visage-des-faux-puissants

 

Pour en savoir plus sur ce parti non-« socialiste » qui compte désormais tellement plus de financiers que d’ouvriers, voir l’enquête « PS, le vote inutile : un parti conçu pour vous trahir » dans Frustration no 6, automne 2015, et disponible sur notre site Internet.

Comme ? « Cette critique du complotisme finit par empêcher toute tentative de description de l’action des puissants, comme nous le montrions dans notre article « Il n’y a pas de lézards, mais il y a bien des capitalistes ! Comment conspirationnistes et anti-complotistes empêchent la critique des élites », Frustration no 7, printemps 2016.

Comme ? « Le 9 avril 2014, un rapport sur la force du lobby de la finance en Europe a été rendu public. Il a été réalisé par l’Observatoire des entreprises européennes et deux syndicats autrichiens. Intitulé « La puissance de feu du lobby financier », il se base sur des données simples pour nous rappeler plusieurs vérités profondément dérangeantes. D’abord, l’industrie financière emploie 1 700 lobbyistes à Bruxelles, soit quatre fois plus que les fonctionnaires européens travaillant sur les questions de régulation financière [[ pour les Ong c’est 2 représentants cumulant, en plus, d’autres tâches…Le mal et ce qui fait tout mal a donc 850 fois plus de moyens illégitimes que ceux qui s’occupent des intérêts de tout le monde]]. Ensuite, les rencontres entre lobbyistes de la finance et membres des institutions européennes sont bien plus nombreuses que dans les autres secteurs. »

Comme ? « A ce jour, il n’existe toujours pas de législation contraignante sur les perturbateurs endocriniens, ces substances dont la toxicité pour l’organisme a été démontrée dès le début des années 2 000 et qui se cachent dans de très nombreux pesticides et produits d’entretien de la vie courante, et ce à cause de l’action d’influence des lobbies de firmes comme Bayer. Voir la terrifiante enquête de Stéphane Horel, Intoxication. Perturbateurs endocriniens, lobbyistes et eurocrates : une bataille d’influence contre la santé, 2015. » Etc.

L’actualité nous offre chaque jour les possibilités de nous rendre compte. Objectivement – et, par tous les faits, grâce aux faits. D’y réfléchir par déductions, rencontres fertiles et unitaires de plusieurs informations si sciemment éparpillées et par synthèses fécondes. Avec, chevillé au cœur, la nécessité de ne plus nous séparer de notre amour, de notre sensibilité et de notre écoute inlassable des autres. Le fait qui ressort de tous ces efforts réunis est que…ce qui manque le plus c’est l’éducation : l’éducation des médiocrates afin qu’ils/elles stoppent leur médiocrité de cœur. Si dommageable pour tout le monde et surtout pour eux. Éducation empêchée pour les enfants en début de perdition. Et qu’il s’agit de ne surtout pas abandonner. Abandonner en ne brisant pas tous les écrans qui nous séparent de l’écoute de leurs besoins urgents, de leurs manques criants et de l’inertie criminelle des adultes face aux graves méfaits de la « médiocratie ». Encore plus illégale aujourd’hui qu’hier.

.................La révolution n’aura pas lieu dans une salle de classe

« C’est dans la Nature Sauvage que se trouve la préservation du Monde. » Thoreau l’affirme dans « De la marche », tandis que Jack Turner, dans sa magnifique collection d’essais, « The Abstract Wild » [en français : « La Nature Sauvage Abstraite »,], se demande combien d’entre nous en comprend le sens. Turner souligne que les gens interprètent souvent cette citation de travers, entendant « C’est dans les étendues sauvages que se trouve la préservation du monde » ; mais Thoreau n’a pas écrit que les étendues sauvages préservaient le monde ; il a écrit que la Nature Sauvage le protégeait.

Que cela signifie-t-il ? Turner a retrouvé, dans le « Journal » de Thoreau, une référence au mot « wild » [sauvage] comme étant « le participe passé du verbe to will [vouloir] : self-willed [doté d’une volonté propre] ». Dès lors, le sauvage est celui doté d’une volonté propre, qui vit selon sa propre nature intrinsèque plutôt qu’en se courbant sous une force extrinsèque [[ offrir l’autonomie de conscience aura été le mot le plus fort de 1789…voir sur http://www.freethewords.org/  "Légalité de l'égalité" (Quality of eQuality) sur l’onglet 3….]] Cependant, comme l’exprime Turner, nous sommes également troublés par le sens que Thoreau accorde au mot « Monde » :

Sur-la-nature-heureusement-sauvage-des-enfants-:-scolariser-le-monde-par-Carol-Black

A la fin de son livre « De la marche », il écrit : « on nous a dit que les grecs appelaient le monde Kosmos – κόσμος – Beauté ou Ordre, mais nous ne comprenons pas clairement pourquoi, et nous nous bornons à n’y voir au mieux qu’un étrange fait philologique. » Le terme moderne est Cosmos, et les études philologiques les plus récentes suggèrent le sens d’ordre harmonieux. Dans un sens large, nous pouvons donc dire que la citation de Thoreau, « C’est dans la Nature Sauvage que se trouve la préservation du Monde », concerne la relation entre des « choses » libres, dotées d’une volonté propre et autodéterminées, avec l’ordre harmonieux du cosmos. Thoreau affirme que les premières protègent le second [[l’autonomie de conscience demeure un de ces trésors insurpassables … »que les non-civilisés bourgeois n’éprouvent pas : la 13 ème passion de l’harmonie », selon Charles Fourier]].

Au début du 20ème siècle, les théoriciens de l’éducation étaient assez transparents sur le fait qu’ils concevaient des écoles en vue d’adapter [[soit de les désadapter complètement par rapport à la Nature – crime toujours impuni]] les enfants au nouvel désordre industriel. Ces pédagoguettes soutenaient que les enfants devaient perdre leur nature sauvage « primitive » et développer des manières « non-civilisées » telles que la ponctualité, l’obéissance, l’ordre et l’inefficacité. En 1898, Elwood P. Cubberley, doyen de L’école d’enseignement et éducation à l’Université de Stanford, déclare que:

« Nos écoles sont, dans un sens, des usines, dans lesquelles les matériaux bruts – les enfants – doivent être façonnés en produits… Les caractéristiques de fabrication répondent aux non-exigences de la civilisation du 20ème siècle, et il appartient à l’école de produire des élèves selon ses besoins spécifiques. » [[ dire que de tels discours inhumains demeurent toujours amplifiés par si vils médias mainstream…]]

Dans les esprits de ces architectes de l’éducation moderne, « l’enfant », « le sauvage » et « la nature » étaient des concepts équivalents ; ils représentaient tous quelque chose d’intrinsèquement déviant, bestial, informe. « La Nature », affirme William Torrey Harris, Commissaire à l’Éducation de 1889 à 1906 aux États-Unis, est « l’exact antithèse » de la « nature de l’homme d’esprit ». Il précise, manquant de tout ce qui fait la saveur du savoir :

« Hors de l’état sauvage, l’homme s’élève en se créant de nouvelles dénaturées, les unes sur les autres ; il matérialise ses idées en institutions-institutrices, et trouve dans ces mondes idéaux sa demeure réelle et sa vraie dénature [[ ce qui établit le taux de nuisance maximum de telles têtes détraquées…évidemment dépourvues de tout cœur !]]. »

L’objet de l’école, en d’autres termes, était d’élever les enfants hors de leur état naturel (qui était, du point de vue vicié de M. Harris, « totalement vicieux ») et de les entraîner à prendre leur place dans le grand projet humain de « subordination du monde matériel à son usage »[[ ce qui a aboutit à la subordination des humains aux inutiles objets…]]. Comme l’explique Harris, « On classait les nations et les peuples du monde… selon le degré auquel ils avaient achevé [[ achever au sens de complètement détruit]] cet idéal de l’humanité [[ dont il se montre plus que dépourvu]] ». Les cultures qui ne voyaient pas les choses ainsi étaient confrontées à un choix : « adopter notre culture et devenir intellectuellement productives ou disparaître [[et pourquoi pas l’exact inverse ?]]. Voilà le jugement prononcé par les Anglo-Saxons sur les races inférieures [[avec lesquelles il est agi si bassement qu’il est clair que l’infériorité appartient à ces fake civilisés, ces non-civilisés occidentaux]] ».

Nous avons oublié qu’il s’agissait de la vocation initiale (de la raison d’être) des institutions-usines dans lesquelles la plupart d’entre nous avons grandi ; nous parlons de notre expérience personnelle de l’école comme s’il s’agissait d’une composante naturelle, d’un élément naturel et essentiel de l’enfance humaine, et non pas de ce qu’elle est réellement : une expérience extrêmement récente d’illégale ingénierie sociale menée à grande échelle. Mais le passé, comme l’a brillamment exprimé Faulkner, n’est jamais mort ; il n’est pas même passé. Ces objectifs originels, comme John Taylor Gatto le souligne, ont été imbriqués avec tant d’efficacité dans la structure du désenseignement moderne – avec ses systèmes sous-jacents de confinement, de contrôle, de standardisation, d’évaluation et de poliçage – qu’ils s’accomplissent aujourd’hui sans même que nous en ayons conscience et sans notre consentement. [[ vous vous rendez compte qu’ils nous doivent des comptes ?]]

 « L’école industrielle indienne de Carlisle », ouverte en 1879. Une usine d’acculturation et d’ethnocide.  Bien sûr, cet achèvement [[ plus de culture et plus d’êtres…humains]] ne se fait pas de la façon qu’avaient imaginée les ingénieurs sociaux. Ces hommes visionnaires supposaient la nature humaine malléable à l’infini ; les enfants allaient être modelés et façonnés comme n’importe quel autre matériau brut en un produit fini prédéterminé, et une dystopie industrielle en résulterait. Mais c’était sans compter sur la puissance du penchant instinctif des enfants pour la désobéissance. L’esprit sauvage lutte pour se protéger, tel un cheval sous le poids de la selle, avec mille stratégies de résistance, de repli, d’inattention, d’oubli ; les enfants n’obéiront pas aux ordres de la fausse autorité, ils n’apprendront pas ce que les experts leur demandent, et pour chaque petite abeille ouvrière assidue formée aux STIM [Sciences, Technologie, Ingénierie et Mathématiques] que nous créons, il se trouve dix jeunes qui résistent, apathiques et las, aliénés à la fois de la nature et de leurs cœurs enchaînés.

 

Lorsque nous enlevons pour la première fois un enfant du monde pour le placer dans une institution, il pleure. Autrefois, c’était le premier jour de maternelle, mais c’est désormais plus tôt encore, alors que les enfants n’ont parfois que quelques semaines. L’instituteur articule de douces rassurances : « Ne vous inquiétez pas, dès que vous serez partie, elle ira mieux. Cela ne prendra pas plus de quelques jours. Elle s’adaptera ». Et c’est le cas. Elle se désadapte à un monde intérieur de parpaings et de plastique, de lumière fluorescente et de stores à demi fermés (qu’importe que des études révèlent que les enfants ne grandissent pas aussi bien sous les tubes fluorescents que sous la lumière du soleil ; avions-nous seulement besoin que l’on nous le prouve ? [[ Les médiocres du cœur n’éprouve rien, rien ne peut leur donc être prouvé…leurs si mauvaises volontés auront rempli de fiel tout leur espace intérieur). Certains enfants subissent un deuil plus long, épiant entre les lames des stores le monde extérieur, lumineux et prometteur ; certains résistent plus longtemps, faisant la sourde oreille à l’aimable institutrice, l’envoyant paître quand ils le peuvent, refusant de s’asseoir lorsqu’elle le demande (on nous dit que cette résistance est un « trouble [[alors qu’elle reflète une…bien troublante personnalité]].). » Mais au fur et à mesure, les années de confinement passant, ils s’adaptent. Les parpaings deviennent leur monde. Ils ne connaissent pas le nom des arbres de l’autre côté de la fenêtre de la salle de classe. Ils n’ont aucune idée du nom des oiseaux dans les arbres. Ils ne savent pas si la lune croît ou décroît, si cette baie est comestible ou empoisonnée, si ce chant précède un accouplement ou avertit d’un danger.

C’est dans ce contexte qu’un croisé utopiste d’aujourd’hui propose une « éco-alphabétisation ». Un enfant laissé libre dans le monde extérieur apprendra sous quelles pierres plates se réfugient les écrevisses, connaîtra les eaux calmes où se reposent les grandes truites et les pentes rocheuses où poussent les baies sauvages. Il apprendra les ondulations des vagues, saura quelles branches pourront supporter son poids, quelles brindilles prendront feu, quelles plantes ont des épines. Un enfant vraiment scolarisé doit apprendre ce qu’est un « biome », et comment utiliser des logarithmes pour calculer la biodiversité. Évidemment, la majorité des enfants n’intègre pas ces connaissances ; la plupart d’entre eux n’a aucun intérêt à apprendre cela, et l’oubliera le lendemain du test. Nos « normes » prétendent que les enfants comprendront les intrications fonctionnelles des écosystèmes, les principes de l’évolution et de l’adaptation ; pourtant, un enfant sur quatre quittera l’école sans savoir que la terre tourne autour du soleil.

Un enfant qui sait où trouver des baies sauvages n’oubliera jamais cette information. Une personne soi-disant« non éduquée » des hauts plateaux de Papouasie Nouvelle-Guinée peut reconnaitre 70 espèces d’oiseaux par leur chant. Un chaman prétendu « illettré » d’Amazonie peut identifier des centaines de plantes médicinales. Un Aborigène d’Australie transporte en sa mémoire la carte d’un territoire large de 1600 kilomètres, encodée en chants. Nos esprits ont désévolué pour emmagasiner une quantité énorme d’information sur le monde qui nous a vu naître, et pour transmettre facilement cette information d’une génération à la suivante. Mais pour connaître le monde, encore faut-il y vivre. [[ de tout son cœur, de son corps complet avec ses émotions et son goût pour l’honnêteté » de la morale]].

Mes filles, qui ne sont pas allées à l’école, observent parfois des groupes d’écoliers recevant leur dose prescrite « d’éducation à l’environnement ». Par une journée ensoleillée, sur une bande côtière rocheuse, un groupe de jeunes de 14 ans armés de bloc-notes erre entre les mares d’eaux de mer, essayant de ne pas mouiller leurs chaussures, plus concentrés sur leur feuille d’exercice que sur la vie foisonnante des flaques claires et salées. Sur un parking du chemin littoral montagneux, des enfants de 9 ans sortent d’un bus, portant (et semant) des feuilles de papier rose décrivant une « chasse au trésor » dans laquelle on leur demande de distinguer des éléments trouvés dans la nature d’éléments non-issus de la nature. (On remarque plusieurs objets en plastique cachés par les instituteurs le long du chemin près de la zone de stationnement ; ils n’ont pas le temps, bien évidemment, de parcourir l’intégralité des 3 kilomètres qui mènent à la cascade.) Entre les saules d’une zone humide regorgeant de vie, un troupeau de collégiens est rassemblé pour un cours de « biodiversité » ; ils ont 10 minutes pour désobserver les oiseaux, puis on leur demande de revenir avec une hypothèse scientifique et un protocole expérimental pour la tester. L’un des garçons propose une expérience impliquant de clouer le bec des canards sauvages.

De nos jours, on commence à se rendre compte de l’absurdité d’élever des enfants presque entièrement en intérieur ; mais comme à l’habitude, la réponse de notre société à sa propre insanité consiste à concevoir des programmes artificiels pour ne pas résoudre nos problèmes artificiels de la façon la plus artificielle possible. On délègue à des ONGs, on sponsorise des conférences, on met en place des cursus et des programmes périscolaires, et des sites web interactifs à l’esthétique attrayante ; tout ceci donne l’impression vraiment terrifiante qu’afin d’emmener nos enfants dans le monde extérieur, il faut au préalable remplir le formulaire d’obtention du statut 501©3, postuler pour une subvention féodale, et embaucher un directeur exécutant et un décoordinateur de programme. On essaie de remédier à ce qui manque dans notre programme scolaire obligatoire [[ pour qui l’obligation d’éduquer ? Bingo, pour les adultes qui se défilent si vite, pour la plupart, du devoir d’enseigner et de ses obligations…et c’est être un âne que de charger et surcharger sans cesse l’enfant de ce que ce fake adulte n’assume plus…]] en établissant de nouvelles listes d’obligations [[ mais pas pour l’adulte si mal prescrit]].

En vérité, nous ne savons pas comment enseigner la nature à nos enfants parce que nous avons nous-mêmes été élevés dans un monde de parpaings. Pour reprendre le vocabulaire des soigneurs animaliers, nous ne sommes pas relâchables. J’ai travaillé dans des centres de sauvetage et de réhabilitation des animaux sauvages, et s’il y avait une chose que nous savions tous, c’est qu’un jeune animal gardé trop longtemps dans une cage ne serait plus capable de survivre dans le monde sauvage. Souvent, au moment où l’on ouvre la porte de la cage, il aura peur d’en sortir ; s’il sort, il ne saura pas quoi faire. Le monde ne lui est plus familier, il lui est devenu hostile et étranger. C’est ce que nous avons fait et défait à nos enfants.

………………………….C’est ce que nous avons subi. »

………………………****************************************************

Tout comme la lumière des étoiles prend le temps de toute sa distance avant de nous parvenir (des centaines d’années après l’émission première, nous la recevons) notre conscience semble avoir LES MÊMES dimensions que l’univers entier. Et donc il y a le même décalage dans « le temps de la distance » afin que nous…prenions conscience. Prendre conscience, comme une chose tenue en main – mais il faut que la présence de cette chose soit devenue tangible pour que nous puissions bien la prendre en main. Ensuite, l’intensité éclairante de cette conscience augmente au fil des jours…mais nul comptable hyper réceptif, nul comptable de se rendre…compte.

…………….C’est peu à peu que nous rendons compte, peu à peu...

Nous nous rendons compte que nous avons, désormais des comptes à rendre.

……………..surtout les médiocrates, si médiocres du cœur !

 

……(à suivre)

 

…………………….%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%

 

toujours dans la rubrique : "Quelles sont les têtes qui NOUS aident  vraiment ?"

 

                        Que la vaste compassion vous grandisse et vous nourrisse !!!

Sous copyleft……pour tout ce qui reste à but non lucratif

tous ces posts sont effectivement reliés à une pensée globale ***

trouvez, aussi, un complément à cette réflexion sur le site internet à téléchargements gratuitshttp://www.freethewords.org/,  onglet 3  "Nul n'est  nul",  "Légalité de l'égalité" (Quality of eQuality), "La démagogie n'est utile et utilisée que par qui est déjà au pouvoir" et onglet 4 "L'anticommunication comment ça fonctionne ?»  et "Why do we left the left wings ?" ; onglet 2 "L'ardeur sociale", "Comment devenir un (e) athée du capitalisme" et "LE ROMAN DE L' ÉCONOMIE " ;  et, surtout, RIEN DE PLUS SOLIDE QUE LE SOLIDAIRE sur l’onglet 3, ainsi que LA QUESTE DES QUESTIONS (Qui a démuni les démunis ? Qui a déshérité les déshérités ? Qui s'est emparés des désemparés ? Qui a détressé les détresses ? Qui a dérobé aux nécessiteux leur nécessité ? S’il y a fraudes pourquoi donc cacher les fraudés qui les subissent ? S'il y a faim c'est qu'il y a, d’abord, affameurs ? S’il y a endettés, ils sont toujours précédés des endetteurs. Pas de travailleur clandestin qui n’ait été créé par l’argent clandestin. Et sans capital au noir pas de travail au noir,  etc. Tout se tient et les causes ne pourront plus échapper à l’implacabilité de la logique. Le règne moral des trop riches vient de s’effondrer), onglet 2.

Résistances au changement Impliquent changement de résistances

Structurellement, les classes moyennes ne savent plus penser

Pas de République si le politique ne prime pas sur l'économie.

La prospérité c'est pour tous, la richesse pour la minorité

L’Économie ? C’est ce que l’on nous jette entre les jambes afin de faire tout autre chose !

Je suis responsable de ma parole non de la compréhension des autres

Le futur n’appartient qu’à qui en prend l’initiative

Le spectacle est une misère pas une conspiration

Le si rare moment de la jubilation

La façon d’écrire se nomme infini respect

Arrêter de sous-traiter nos besoins et nos savoirs

Plus il existe d’opinions très différentes, moins le monde risque de se tromper

Nous ne pouvons pas trouver de solutions si nous ne connaissons pas la réalité de la situation.

Faisons le vide des prétendus dirigeants à l’intérieur de nous !

Nous n’avons pas besoin de ce système pour le supplanter !

 

Nous sommes la santé de la société

 

…les anti-élites actuelles ( celles qui empêchent les vraies élites de réparer leurs dégâts !)

Trouver ce que nous ne cherchons pas ?

………………………

Si ce post a su retenir votre attention dans les 4 600 autres (disponibles ici) il doit y en avoir de bien plus décoiffant. Qui vous boosteraient encore plus. C'est le si cher chercher cher… on y trouve plus que prévu

se rendre de à se rendre compte

se rendre de à se rendre compte

c’est lancer des fleurs qui est devenu dangereux, pas lancer des pavés – les hideux résultats de la fausse domination des médiocres du cœur…

c’est lancer des fleurs qui est devenu dangereux, pas lancer des pavés – les hideux résultats de la fausse domination des médiocres du cœur…

Se rendre compte (1)
Se rendre compte (1)
Se rendre compte (1)
Se rendre compte (1)
bizarre ces cadrages sempiternellement cinéma pour des fictions. Fictions qui cherchent à reproduire la réalité…

bizarre ces cadrages sempiternellement cinéma pour des fictions. Fictions qui cherchent à reproduire la réalité…

il faut se rendre à la prise tout comme il faut prendre ce qui nous rend en prise avec le réel le plus étendu…

il faut se rendre à la prise tout comme il faut prendre ce qui nous rend en prise avec le réel le plus étendu…

la prise en compte est une conscience tellement plus vaste que qui ne prend pas en compte

la prise en compte est une conscience tellement plus vaste que qui ne prend pas en compte

se rendre compte que nous sommes plus inconscients que conscients (ce qui permet, justement, l’extension du domaine du conscient) et que l’invisible reste plus vaste que le visible : et que donc croire à ce que l’on voit n’est que de ne voir que ce que nous croyons. Très étroit domaine et vraie bêtise supra-incarnée !

se rendre compte que nous sommes plus inconscients que conscients (ce qui permet, justement, l’extension du domaine du conscient) et que l’invisible reste plus vaste que le visible : et que donc croire à ce que l’on voit n’est que de ne voir que ce que nous croyons. Très étroit domaine et vraie bêtise supra-incarnée !

se rendre bien compte c’est se situer tranquillement entre le meilleur du passé et le futur fruit de nos améliorations…

se rendre bien compte c’est se situer tranquillement entre le meilleur du passé et le futur fruit de nos améliorations…

Se rendre compte (1)
Se rendre compte (1)

Se rendre compte de la réalité Self awareness

Scolariser le monde (2010) - Si vous vouliez détruire une culture en une génération, comment feriez-vous ? Vous changeriez la manière dont les enfants y sont éduqués.

Carlisle

Il faut être vachement intelligent pour se rendre compte que l'on est idiot (John Cleese)

D'où viennent les génies ? - Le Chiffroscope

Radio des eurêka...La raison est la faculté humaine qui consiste à faire des rapports (ratio) et, grâce à ces rapports (comparaison, mesure, généralisation...), à comprendre le monde, donc à en rendre raison. Car rendre raison, c'est donner les causes qui expliquent un événement, et comme tout événement a une cause, alors, la raison peut par principe rendre raison de tout. Mais peut-elle rendre raison d'elle-même ? Il faudrait qu'elle se situe à un étage supérieur, mais il lui resterait à s'expliquer cet étage supérieur lui-même. C'est pourquoi Aristote affirme qu'on ne peut rendre raison des raisons premières, parce qu'ELLES rendent raison, elles sont l'instrument. On ne peut pas plus tire-bouchonner le tire-bouchon... De plus, cette thèse présuppose que toute chose du monde est rationnelle, alors même que rien ne nous le prouve. Alors : enfermé dans une raison rationnelle qui tourne sur elle-même, ou ouvert sur un abîme où l'absurde est possible ?

La prise de conscience = hausser la réalité d’un ton

Parler de ses goûts à goutte

Manifeste des chimpanzés du futur - Voir la rencontre débat sur le site de tropiques : http://www.librairie-tropiques.fr/201... En guise de présentation de notre rencontre autour de cet ouvrage "sulfureux", par ses auteurs aussi discrets qu'actifs et virulents à l'encontre de l'idéologie dominante, voici une lettre publique de leur part, informant du contexte idéologique qui prévaut dans le milieu des éditeurs de sciences "humaines" parisiens, et qui les a contraints à s'auto-éditer, alors que l'ouvrage devait être publié par… (2 heures)

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