Lorsque travail ne vient pas du tout de tripalium

Publié le par imagiter.over-blog.com

Lorsque travail ne vient pas du tout de tripalium

Lorsque l’économie qui nuit vient toute de la théologie ? Il serait bête de vivre en croyant encore que le mot « travail » proviendrait du latin tripalium désignant un instrument de torture. Ce qui n’est pas. Car nous sous-estimons chroniquement la présence de la théologie dans nos vies, et c’est ainsi que nous en devenons la proie. Cela perturbe ? C’est quoi cet Ovni conceptuel ? Nous avions œuvré pour le plus concret en faisant vivre le « Comment devenir un(e) athée de capitalisme ». Qui est donc perçu tel une religion, la plus pernicieuse en plus. Avec ces trop riches qui se gavent à se croire trop aimés de dieu. Pendant qu’ils sèment l’horreur de ne pas aider les pauvres, puisqu’ils seraient, eux,…les détestés de dieu. Ce serait aller contre sa volonté, allons allons. A les éloigner donc à coups de fourches antisociales. Ce qui est vraiment l’Histoire cruelle du In God we trust car il trust en nous. Ce qui, suprémacisme et racismes délirants, fait que les soi-disant élites étasuniennes (agissant, en tout, telles des anti-élites) se donnent tous les droits et ne veulent rendre aucun compte. Un exemple ? Imposant, unilatéralement, un faux « libre » échange aux autres – il demeure, à part, un des pays les plus protectionnistes. Il peut seul surtaxer, les autres pas. Les autres doivent suivre les règles qu’il ne suit pas lui-même – normal (pour lui seulement – anormal pour tous les autres !) il est le guide planétaire. L’élu supérieur. Mais ?

Ce pourquoi il aura été si bénéfique de vivre à 100 % pour nous en athée complet du capitalisme. Mais qui aura laissé dans l’ombre des points aveugles. Tels ? Comment arracher du cœur des humains l’inhumain travail ? Avec sa biblique gagner le pain à la seule sueur du front. Trop beau pour être vrai, un dieu si trivial, banalement utilitariste, cela fait bizarre. Ceci arrange trop qui gagne, bien trop illégalement, à la sueur du front des autres. Ce qui rend, ainsi, « impossible » la prétendue injonction divine qui n’est plus si universelle…Et donc ? Afin d’articuler les phases successives de la fin du travail, de trouver le moyen de faire aimer, simultanément, les activités émulatrices, la solidarité solide, l’œuvre commune, les biens communs – il fallait, radicalement, aller à la racine des concepts (ici théologiques). Un autre historien s’en est, alors, chargé. Sylvain Piton dans L’Occupation du monde…avec la complète polysémie du mot occupation !

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Le rigolo est l’échouage d’un bon nombre de libertaires dans ceci : « Il serait bête de le demeurer en croyant encore que le mot « travail » proviendrait du latin « tripalium » désignant un instrument de torture. » Ce qui est faux (occultations, dissimulations et approximations des étymologies). Alors que la torture est celle-ci : s’occuper, devenir l’occupant intrus et étranger de soi-même, se surcharger d’un alien, oui l’alien de l’aliénation du travail…forcé ! Ce fantôme si encombrant…La valeur du mot travail, à l’origine, est théologique, métaphysique. Et le reste. Voudrait-on nous déplanter de nos sens critiques…mais voilà... « Le sujet chrétien, dont le moine a fourni le prototype, est un être qui doit s’occuper et qui trouve dans le travail une activité susceptible de combler cette attente. Ce besoin d’occupation est la manifestation la plus flagrante des origines chrétiennes de l’anti-morale économique [[ puisque comme escrocs hyper délinquants, impossible de faire pire qu’un déchu capitaliste…]], dont je parlais plus haut, qui impose d’avoir toujours quelque chose à faire. »…Puisque ? Subissant dans ses fibres, dans l’organisation de son temps, dans les obligations posturales une armée d’occupation permanente, il doit…s’occuper lui-même. Internaliser l’occupation. Le travail c’est donc la soumission volontaire de s’occuper à n’importe quoi. Même à faire semblant de s’occuper. De s’ôter tout loisir. De s’occuper à « être » occupé – d’y perdre même son être, de l’aliéner à un pur état mental (le mot travail définit alors cette invasion mentale…acceptée – puisque non combattue !)…Le principal c’est la posture qui instrumentalise. Qu’on accepte ou non le travail, nos postures en auront pris un sacré pli ! Oui ? Sylvain Piron est sûr de ses apports …travail = être occupé par des intrus. De s’occuper soi-même de leurs diktats…au point de ne plus se permettre la moindre désoccupation. Nos apports, eux, résumés en 4 points essentiels)))…L’arnaque de l’étymologie du mot travail -  La définition de l'ager occupatorius ou l’ancêtre du travail comme occupation --. Tripalium une étymologie écran, mais pour faire écran à quoi ?- 3 textes vertes touffus mais absolument convaincants !

Enfin, de Jacques Roubaud au sujet du marchand, du négoce (soit du Spectacle)… Le latin negotium, dit-il, est ordinairement composé par les étymologies de nec et otium, privation de loisir, occupation. Voir à ce propos son texte « La donation et la gestion, entre l'occupation et la responsabilité »...inséré dans une revue non trouvable (au cas où, c’est avec plaisir que nous joindrons le(s) lien(s))…Résultats des courses ? Le travail se profile tel une…privation. Privation absolue de loisir. Dont, surtout, le loisir d’être soi et de le rester. Ce qui est se voir sauvagement déplanté de tout humus humain et jeté, abandonné, dans l’inexcusable horreur capitaliste… Bon, il faut un peu de patience pour bien s’imprégner de ces nouvelles pensées. Mais le but est nettement plus concrétisable : nous allons vraiment arracher ce travail issu de sentiments et de pensées si malsains de la surface de la Terre !

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Allons-y pas à pas – l’enjeu central est trop important « Le titre de ce livre est volontairement polysémique. Il propose de faire jouer ensemble toute la gamme de résonances que possède le mot d’occupation. Ce terme désigne, en premier lieu, l’occupation militaire d’un territoire, organisé abstraitement par un pouvoir étatique. On retrouve ici cette première strate impériale de confrontation avec la nature, qui a pris des formes très diverses selon les régions et les continents, mais dont les traits essentiels se retrouvent partout. Ces connotations militaires sont présentes à l’arrière-plan de la catégorie d’occupatio qui désigne, en droit romain, le titre légitime accordé au premier occupant d’une terre [[ puis la bureaucratie qui consitue la plus grande source de l’enrichissement capitaliste…oui oui les papiers – même si trop peu l’ont compris. C’est ? C’est précisément les fausses occupations : où un « naturel » ( soit un occupant premier sans papier) est éjecté par l’abstraction ahumaine d’un papelard papelard…]]…La notion dérive d’une pratique remontant aux premières phases de l’expansion de Rome. En vertu de son imperium, le général vainqueur distribuait les terres conquises à ses légionnaires, en leur donnant le droit de s’y installer. Délimitées et bornées au moyen d’éléments naturels ou d’artefacts, les « terres occupées » (agri occupatorii) marquent l’extension du monde pacifié. Détail significatif, le même titre de possession est accordé à celui qui capture une bête sauvage, y compris sur le terrain d’autrui. Ce droit de la prise de terre, inscrit dans les codes juridiques, a tenu une place déterminante à l’époque moderne dans la définition du principe de souveraineté territoriale et dans l’appropriation des terres du nouveau monde. On peut alors entendre le titre du livre au sens plus spécifique d’une capture du monde dans des catégories juridiques qui ont ensuite servi d’instrument à sa prise de contrôle par l’économie [[ de là date l’infinie folie du capitalisme de cette simple « capture » de départ…]].

L'Occupation-du-monde-de-Sylvain-Piron-Extraits

Le mot d’occupatio était également employé par les classiques en un sens figuré, pour exprimer l’état mental de celui qui n’est pas libre de ses pensées mais se trouve au contraire envahi, occupé par des soucis ou d’autres tâches. Cet état n’était guère valorisé par l’aristocratie romaine qui élevait au premier rang la pratique de l’otium, temps de loisir dévolu au délassement, à l’étude et à l’amitié [[la société, la bonne, y est otium]]. Comme l’écrit Sénèque, « tout le monde convient qu’un homme trop occupé ne peut rien faire de bien » [[ le travail ne fait rien de bien à l’intérieur d’un vrai être humain…]]. En revanche, ce même mot prend une valeur positive dans le vocabulaire de la discipline de vie chrétienne. Pour avoir l’esprit constamment tourné vers Dieu, le moine doit être en permanence occupé [[ plongé, captif, capturé, enfoncé ]], dans la prière, la liturgie ou le travail manuel. C’est un point crucial sur lequel on reviendra longuement [[ dans le tome 2 qui n’est pas encore accessible…]]. Fondamentalement, le sujet chrétien, dont le moine a fourni le prototype, est un être qui doit s’occuper et qui trouve dans le travail une activité susceptible de combler cette attente. On peut l’entendre quotidiennement dans le vocabulaire des affaires. Le business ne veut pas dire autre chose que le fait d’être occupé (busy), tandis que le chômage, tare sociale par excellence, se dit en italien disoccupazione [[désemployé en espagnol, le desempleado du langage de la rue…]]. Une ligne directe mène donc des premiers moines du désert égyptien au IVe siècle, occupés à tresser jour et nuit des nattes de roseaux, jusqu’à l’addiction au travail des cadres contemporains, incapables de se déconnecter de leurs réseaux, ou au besoin frénétique d’activités qu’il faut proposer aux touristes ou aux enfants pour occuper leurs loisirs [[ or loisirs loisibles veut bien dire…inoccupables ! Les mots annoncent bien une libération complète ! ]].

La combinaison de ces différentes dimensions (militaire, juridique et mentale) suggère déjà que le mouvement historique qui a constitué le « peuple de la marchandise » [[selon Davi Kopenawa, nous verrons plus loin…]] ne se résume pas à une causalité unique. En franchissant une marche supplémentaire vers l’abstraction [[ l’horreur avec nom, donc]], il est enfin possible d’entendre l’occupation du monde en un sens métaphysique. La formule peut alors désigner la façon dont l’humanité, en déployant ses instruments de capture juridiques, politiques et techniques, en est venue à prendre possession de la planète entière pour en faire son monde propre. La notion de « monde », employée dans le titre, n’est donc pas un vague complément de nom, énonçant la généralité du phénomène observé. Il s’agit au contraire du véritable sujet de ce livre. Le monde est ce dont on ne sort pas, même lorsqu’on voudrait s’en tenir à l’écart. Or c’est un concept que l’artificiel partage entre sciences naturelles et sciences humaines [[qui ne date que d’un peu plus de 150 ans et n’a plus lieu d’être]] rend difficile à penser dans toute son extension. Ce partage induit une disjonction entre le monde naturel, tel que l’observent la biologie ou la physique, et le monde que forment entre eux les humains et leurs machines, avec la matière qu’ils transforment. Cette disjonction est au cœur du problème de ce que l’on décrit très superficiellement comme la crise environnementale [[dont la définition est complètement fausse – l’environnement n’est pas en crise, lui ; la seule crise est celle que vivent les traîtres à l’humanité qui ont coupé tout lien avec la Nature – et qui voudraient imposer aux autres leur trop graves folies. Le fait que ces pervers narcissiques pullulent chez les politiciens, les financiers mondiaux et les médiatiques illégaux (le triumvirat qui structure le gang) fait comprendre que l’Abstraction du monde et de tous leurs actes leur est…vitale – en démasquer les bases si répulsives de ces anti-élites va donc  permettre l’émancipation complète des peuples à leur égard !]]. L’occupation désigne alors les limites qu’atteint la construction d’un monde artificiel, qui bute nécessairement sur l’extériorité du monde naturel [[dont le texte d’hier à activé l’énorme puissance subversive comme …le celui du plus grand point faible du système…]]. Pour reprendre une formule de Pierre Montebello, la grande difficulté qu’ils ont, alors, à affronter aujourd’hui consiste à « recomposer un monde sans exclusive humaine et sans exclusion de l’homme (Métaphysiques cosmomorphes : la fin du monde non- humain, 2015).»

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L'économie-encore-plus-fausse. ?

Poursuivons mais toujours dans l’optique de démasquer toutes les origines théologiques des concepts de propriété, de prêt, de contrat et de travail…« Comme souvent, un même processus historique comporte deux faces qu’il faut tenter de comprendre ensemble. Il est généralement admis que la constitution d’une sphère autonome de l’action humaine à l’époque moderne s’est effectuée contre le christianisme [[ ce qui n’a pas été du tout le cas. Ce pourquoi notre ouvrage de santé publique « Comment devenir un(e) athée de capitalisme » est présenté comme un inadmissible scandale (ah bon !) et censuré pour notre bien (lequel déjà ?)]]. L’expansion de cette sphère, du XVIIe au XXe siècle, paraît en effet corrélative d’un recul du contrôle moral sur les pratiques économiques [[ alors qu’il n’y en jamais eu tant besoin…]] qu’exerçaient la conscience et les autorités religieuses. Mais en réalité, comme on s’en aperçoit en creusant sous la surface des évidences, les interactions que l’on peut identifier entre la doctrine morale de l’Église ou des sectes protestantes, leurs desservants et les acteurs du monde marchand relèvent moins d’un contrôle que d’un modelage et d’une conformation des pratiques économiques à des valeurs chrétiennes [[ carrément vérifiable ]]. Comme l’a brillamment montré Wim Decock, ce sont les théologiens de la seconde scolastique qui ont donné au droit des contrats sa coloration typiquement volontariste. L’économie moderne s’est formée au sein d’une culture religieuse, catholique ou protestante, en lui empruntant certains de ses traits et de ses expressions. Le discours théorique qui émerge au XVIIIe siècle a conservé de ses origines chrétiennes quelques uns de ses caractères les plus distinctifs, dont il ne s’est ensuite jamais départi. La principale thèse que défend ce livre peut donc s’énoncer très simplement. Il reste un impensé théologique au cœur de la grave déraison économique. Ce fait se révèle notamment dans certaines manifestations insolites de ce savoir qui ne peut s’empêcher d’employer des formes d’expression normatives et dogmatiques. [[comme issues de transcendances jamais montrées ni explicités…ce serait la loi d’airain des marchés…et ta pitoyable connerie n’existe pas, c’est cela ? Le fait est que si tu crois pas leur charabia, ils s’émiettent devant toi…essaie donc pour voir]].

Mais au-delà de ces [[con]]signes extérieurs, je soutiens que l’ensemble de la conceptualité économique porte encore la marque de cette provenance [[ de même que le bureau c’est la bure du moine qui y posait un morceau, sur la table, afin de rédiger sur ses parchemins…eh oui ! et de charabiater ne fait pas partir la bure…]].  Le noyau initial en a été fermement formulé, dans la seconde moitié du XIIIe siècle, par des théologiens éclairés qui n’y voyaient qu’un secteur particulier des relations sociales, requérant des règles immorales spécifiques. Paradoxalement, les remaniements successifs de ce dispositif initial n’ont pas conduit à effacer, mais bien plutôt à en accentuer la composante théologique. Ce pourquoi la nausée survient à mirer la trace de folie furieuse du In God we trust...En prenant un caractère central, à la fin du XVIIIe siècle [[ 1789 ou bien, aussi, l’intrusion des marchands, donc du marché et l’ignoble concept de marchandise, etc.]], ce qui n’était qu’un domaine secondaire dans lequel Dieu n’était que faiblement impliqué est devenu le terrain d’énoncés normatifs bien plus contraignants. [[ mais à sens trop unique : ils énoncent ces lubies et nous devrions obtempérer sans plus tempérer ? Que non point !]]. Des notions relatives y ont pris une valeur absolue, le concept de « valeur » étant précisément la principale notion affectée par ce déplacement. Mais alors que les réflexions politiques et sociologiques ont eu maintes fois l’occasion de reformuler leurs postulats, la pensée économique est demeurée prisonnière de présupposés remontant à l’époque des Lumières. Comme l’a montré Gunnar Myrdal, dans un livre de 1930 qui n’a rien perdu de son actualité, la pensée économique classique [[et néo-classique ]] s’est constituée en acceptant les prémisses d’une théologie naturelle dont les effets intellectuels sont d’autant plus implacables que les prétentions de la discipline à la scientificité les rendent indiscernables [[ formulation erronée , désolé – sauf pour qui est un(e) athée depuis toujours du capitalisme, pour qui tout ceci est infiniment clair et limpide…le capitalisme est le pire des Idéalismes jamais vu (celui des durs rêveurs, des forcenés déviants déviés) ; l’utopie (sens négatif) la plus lunatique jamais vue. Absolument rien de …sérieux n’y réside ! L’athéisme est la fin du travail mental à ce sujet…]]. Le règne illégal de l’orthodoxie néo-classique ne fait qu’y ajouter une rigidité supplémentaire. Arc-boutée sur des axiomes indiscutables, [[ parce qu’ils sont complètement faux, vaut mieux pas les discuter!]] la discipline produit des modèles qui ont pour seules vertus de donner une fausse forme algébrique et une force prescriptive à des hypothèses anthropologiques et sociales très contestables [[ parce que cette théorie est tellement erronée qu’elle ne tient plus qu’à un fil, le dernier…voir le lien suivant…]].

La-guerre-sainte-du-capital

[[Oui ?]]. Si cette pratique savante n’était que le passe-temps futile de quelques mathématiciens amateurs, il n’y aurait guère de motifs de s’en alarmer. Mais il s’agit d’un savoir socialement dominant, qui façonne les comportements et les représentations. Cette structuration théologique invisible de l’économie est la raison majeure de l’incapacité du monde occidental à faire face à la crise environnementale *** qu’il a provoquée. Observées sous cet angle, les impasses de l’axiomatique néo-classique prennent un relief particulièrement saisissant [[ surtout depuis l’Imposture économique de Steve Keen dont nous avons parlé et reparlerons. En fait, tout leur monde pseudo intellectuel s’écroule devant nous. Et le notre émerge en assomption…]]. C’est donc sur ce flanc [[ flanche pas !]] que la critique sera la plus efficace.

***Nous ne sommes pas du tout d’accord avec cette formulation, voici pourquoi… Lorsque-les-pouvoirs-perdent-la-face-face-à-la-nature.........................

***** Depuis que les Maoris ont pris pied sur Aotearoa vers la fin du XIIIe siècle, plus aucune région émergée majeure de la surface du globe n’est exempte de présence humaine. La chasse intensive d’inoffensifs oiseaux géants inaptes au vol et à reproduction lente, de la part d’à peine quelques centaines de Maoris, combinée à l’action du rat polynésien qu’ils avaient transportés malgré eux dans leurs pirogues, provoqua en moins de deux siècles l’extinction complète de toutes les espèces de moa. De façon involontaire, la pratique de la culture itinérante sur brûlis, à une échelle modeste, a eu pour effet de disséminer des plantes variées à travers la forêt amazonienne, en accroissant sensiblement sa biodiversité. En Eurasie, depuis des millénaires, les grands empires ont remodelé les espaces sur lesquels s’étendait leur emprise. Le tracé géométrique des limites de villes, temples et palais constitue l’expression la plus manifeste et durable d’un pouvoir séparé qui domine et englobe ses sujets, en matérialisant sa dissociation d’avec l’espace extérieur. La ligne droite est la traduction visible par excellence de l’artificialité du pouvoir [[ voir p. 189-208, Tim Ingold, Une brève histoire des lignes, 2011]] (...) [[en ce qui concerne le monde de l’Occident]]…Le délitement de l’ordre romain dans les régions occidentales durant la crise du Ve siècle, du sac de Rome (410) à la déposition du dernier empereur d’Occident (476), n’a pas entrainé l’effacement du legs romain, et à travers lui, celui de la transmission d’échos de philosophie grecque. La romanité classique et impériale a continuellement nourri l’imaginaire et les pratiques médiévales, qu’il s’agisse de la symbolique du pouvoir politique, du stock des références juridiques ou de la mémoire littéraire. Il y a toutefois lieu de parler d’une discontinuité radicale qui ne se résume pas au seul effondrement démographique causé par la peste du VIe siècle et à ses conséquences prolongées. En devenant religion officielle de l’empire sous Théodose (380), le christianisme s’est coulé dans un dispositif politique qui lui préexistait, avec lequel il possédait des motifs de convergence, ne serait-ce que par sa propension à l’universalité, et auquel il a donné une coloration spécifique.

Soit, après la dislocation des structures impériales en Occident, la recomposition des nouveaux pouvoirs a donné naissance à des formes originales de gouvernement chrétien, à commencer par les royautés sacrées wisigothiques ou carolingiennes, qui ont ensuite été relayées par différentes émanations de l’institution ecclésiale. Les réseaux monastiques y ont tenu une part essentielle avant l’affirmation de la papauté comme pouvoir central dans la seconde moitié du XIe siècle, puis la prise en main territoriale des évêques sur leurs diocèses. Il faut encore ajouter à ce tableau la disparition des grands domaines esclavagistes au profit d’une paysannerie libre ou qui conserve du moins, même lorsqu’elle est maintenue dans des liens de dépendance étroite, une marge d’autonomie. L’Europe occidentale au début du second millénaire se caractérise par des formes nouvelles d’installation dans l’espace, incitant à l’exploitation intensive de la terre, dont un élément central tient à un enracinement local dans des paroisses, autour d’une église où l’on enterre les morts [[ Michel Lauwers, Naissance du cimetière. Lieux sacrés et terre des morts dans l’Occident médiéval, 2005 ]]. »

Ce bref mais très nécessaire parcours historique c’est afin de parvenir, en toute conscience ici…Ici où nous aurons longuement été précédé d’une métaphysique, qui aura ondulé dans de nombreuses situations différentes. Mais qui, au XIII siècle, crée à partir de a théologie tous les fondements (jamais remis en question depuis – et il le faut absolument maintenant, même par de actes qui seraient qualifiés très faussement de sacrilèges ou d’hérétiques. Et ne le sont sûrement pas !!!). Discours qui émerge à partir de 1789 (mais rétrécir tout 1789 - 9 novembre 1799, à seulement l’irruption des seuls marchands c’est de l’abus de provocations dérisoires…)…et voici une toute dernière clarification… « Ce discours théologique sera devenu porteur d’une série d’injonctions qui nous commandent par exemple d’agir efficacement, sans perdre de temps [[ disruption mentale, oui disruption si incapable de dire tout simplement…en utilisant le temps différemment – non ! il n’y plus que le dogme unique et l‘impasse pour les pouvoirs égarés actuels de leur théorie d’une stupidité…abyssale…qui n’est plus que psycho-rigide ! Nul ne perd son temps enfin, ses graines ne s’usent pas en n’étant pas utilisées. Faut être plus que crétin pour dégoiser ainsi…]], et d’assouvir nos désirs en consommant des biens marchands dans la limite de nos capacités financières, voire sensiblement au-delà. Il surdétermine aussi bien les catégories de l’action collective, en imposant des décisions politiques au nom de [[très fausses ]] nécessités économiques. La croissance annuelle du produit intérieur brut en vient à faire figure d’unique horizon pensable de l’avenir commun…Bien que l’économie fasse semblant de se concevoir en opposition aux anciennes morales religieuses, comme un savoir rationnel exprimant de façon neutre les intérêts naturels des êtres humains, elle présente en réalité tous les caractères d’une anti-morale – jusqu’à une date récente, les économistes en étaient d’ailleurs parfaitement conscients [[l’irruption du néo-libéralisme n’aura surtout que semé les corruptions à hautes doses. Le monde de la pensée en aura été, aussi, sérieusement infesté – mais avec courage et résolution (être résolus offre une partie de la solution, sa réSolution…puisque si nous sommes résolus c’est que nous avons à 100% quitté le problème. C.Q.F.D.) nous allons parvenir à les foutre K.O. ]].

Le choix d’adhérer ou de contester les valeurs qu’elle propose est donc une décision d’ordre politique. Mais quelle que soit l’option retenue, et si l’on veut espérer avoir un jour la possibilité de secouer le carcan idéologique qu’impose leur usage machinal de la vie, mieux vaut bien prendre la mesure de toutes leurs malsaines implications. C’est à ce prix seulement qu’il sera envisageable de les reformuler. Les motifs d’un tableau ne se révèlent parfois clairement au regard qu’avec un certain recul. La situation dans laquelle nous sommes immergés est si dense et enchevêtrée que la bonne distance temporelle pour l’appréhender paraît être de l’ordre de deux millénaires. À cette échelle, en adoptant un point de vue comparatiste sur le comportement humain, on peut ressentir un étonnement irrépressible face à la propension qu’ont eu certains groupes, particulièrement à l’extrémité occidentale de la péninsule européenne, à s’approprier l’espace qu’ils explorent, défrichent, arpentent, cadastrent, pour le mettre en valeur et en exploiter les ressources, en étendant peu à peu leur emprise et leurs façons d’agir à l’ensemble de la surface du globe. C’est ce mouvement que je propose de qualifier d’« occupation du monde ». Cette propension s’est raffinée au fil de différentes distillations culturelles pour former finalement cette non-morale économique qui nous guide sans que nous en ayons bien conscience [[sauf les si salubres anti-conformistes !]]. Elle a fait de nous des êtres producteurs et consommateurs de marchandises. Cette définition est si banale qu’on pourrait la prendre pour une donnée a priori de l’existence sociale, mais elle est bien de nature historique, le diagnostic de Karl Marx est sur ce point indiscutable. Les réflexions de Karl Polanyi puis de Marshall Sahlins en ont ensuite fourni une attestation comparatiste mieux étayée.

>>>** Pour le confirmer, s’il en était besoin, il suffirait d’entendre le point de vue du chamane yanomami Davi Kopenawa, retourné vivre dans la forêt après avoir longtemps côtoyé les Brésiliens et appris leur langue. Devenu porte-parole de son peuple décimé par les épidémies transmises par les chercheurs d’or, il décrit les Blancs comme « le peuple de la marchandise », tellement attachés aux objets qu’ils fabriquent et accumulent qu’ils en sont comme « amoureux » [[ mais comme des maniaques compulsifs, alors. Des obsessionnels fétichistes – bref, de véridiques pervers !]]. Préoccupés d’accumuler ces marchandises qui « obscurcissent tout le reste dans leur esprit », ils sont prêts, pour en produire davantage, à « manger la forêt » avec une voracité sans fin [[p. 540-550 - Davi Kopenawa, Bruce Albert, La Chute du ciel. Paroles d’un chaman yanomami, 2010]]. (Déjà, dans son Histoire d’un voyage faict en la terre du Brésil, en 1558, le pasteur calviniste Jean de Léry rapportait l’étonnement d’un vieux Tupinamba face aux efforts déployés par les Blancs dans le commerce du bois rouge, pour amasser des richesses superflues au prix de tant d’efforts et de si longs voyages )…

En effet tout aura été superflu pour ces véridiques malades…puisque tout de leur…barbarie repose sur la privation…du loisir (forme substantivé du latin licere, être permis…oui loisible tel autorisé, admis, légitime…). Le loisir c’est vraiment le permis !

En bref, le travail devient très proche d’entraver, de voler la liberté, de gêner, de restreindre, de contraindre, d’occuper sur le poil de l’humain, de s’accrocher à lui comme une vermine complète – oui le travail qui « avoue » appartenir à ce dispositif des interdictions totales

Sauf que le mot travail sera tel un brûlot très actif…puisque entraver c’est par le travers, cela traverse ou aide à traverser. Ce qui permet de ressentir que l’inversion décisive du concept entraver va devenir ce qui fait aller de travers (entraver c’est piger et vite !). La diction du dictionnaire semble bien un instrument parfait puisque entraver et travail (l’entravail) ont même visibilité et structure de lettres. Et que le ressenti (si vital dans le son-sens des mots – rien d’abstrait, nous avons bien vu pourquoi…) c’est une extension de la « capture » par l’image, de l’appropriation par image juridique (non par raisonnement sain ni constatation des faits). Capture et appropriation qui font de travail-entraver une main qui se pose illégalement sur nous, qui se rend soi-disant maitresse de notre perte de loisir, de loisible, de permis…notre liberté est ôtée, n’est plus permise (le travail restera, alors, entrave), le règne des interdictions farfelues et illégales se met à pleuvoir (dont l’interdiction de connaitre le vrai sens du mot travail – ce qu’un livre + nos 4 apports parviennent enfin à foutre par terre) l La sortie du mot qui nuit se trouve, aussi, dans le mot même : entraver c’est (aussi) par le travers, cela traverse ou aide à traverser. Bref, libère foutrement…

…..Donc l’étravailleur traverse les faux concepts…son étrave surgissant dans la nouvelle civilisation…et laissant bien derrière les lourds ploucs capitalistes libéraux, ces définitif arriérés…oui ?  

………..tous ces posts sont effectivement reliés à une pensée globale ***

…………Les textes réunis et unis changeant donc la face du monde !

 

……(à suivre)

 

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toujours dans la rubrique : "Quelles sont les têtes qui NOUS aident  vraiment ?"

 

                        Que la vaste compassion nous grandisse et nous nourrisse !!!

Sous copyleft……pour tout ce qui reste à but non lucratif

tous ces posts sont effectivement reliés à une pensée globale ***

trouvez, aussi, un complément à cette réflexion sur le site internet à téléchargements gratuits http://www.freethewords.org/,  onglet 3  "Nul n'est  nul",  "Légalité de l'égalité" (Quality of eQuality), "La démagogie n'est utile et utilisée que par qui est déjà au pouvoir" et onglet 4 "L'anticommunication comment ça fonctionne ?»  et "Why do we left the left wings ?" ; onglet 2 "L'ardeur sociale", "Comment devenir un (e) athée du capitalisme" et "LE ROMAN DE L' ÉCONOMIE " ;  et, surtout, RIEN DE PLUS SOLIDE QUE LE SOLIDAIRE sur l’onglet 3, ainsi que LA QUESTE DES QUESTIONS (Qui a démuni les démunis ? Qui a déshérité les déshérités ? Qui s'est emparés des désemparés ? Qui a détressé les détresses ? Qui a dérobé aux nécessiteux leur nécessité ? S’il y a fraudes pourquoi donc cacher les fraudés qui les subissent ? S'il y a faim c'est qu'il y a, d’abord, affameurs ? S’il y a endettés, ils sont toujours précédés des endetteurs. Pas de travailleur clandestin qui n’ait été créé par l’argent clandestin. Et sans capital au noir pas de travail au noir,  etc. Tout se tient et les causes ne pourront plus échapper à l’implacabilité de la logique. Le règne moral des trop riches vient de s’effondrer), onglet 2.

Résistances au changement Impliquent changement de résistances

Structurellement, les classes moyennes ne savent plus penser

Pas de République si le politique ne prime pas sur l'économie.

La prospérité c'est pour tous, la richesse pour la minorité

L’Économie ? C’est ce que l’on nous jette entre les jambes afin de faire tout autre chose !

Je suis responsable de ma parole non de la compréhension des autres

Le futur n’appartient qu’à qui en prend l’initiative

Le spectacle est une misère pas une conspiration

Le si rare moment de la jubilation

La façon d’écrire se nomme infini respect

Arrêter de sous-traiter nos besoins et nos savoirs

Plus il existe d’opinions très différentes, moins le monde risque de se tromper

Nous ne pouvons pas trouver de solutions si nous ne connaissons pas la réalité de la situation.

Faisons le vide des prétendus dirigeants à l’intérieur de nous !

Nous n’avons pas besoin de ce système pour le supplanter !

 

Nous sommes la santé de la société

 

…les anti-élites actuelles ( celles qui empêchent les vraies élites de réparer leurs dégâts !)

Trouver ce que nous ne cherchons pas ?

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Si ce post a su retenir votre attention dans les 4 700 autres (disponibles ici) il doit y en avoir de bien plus décoiffant. Qui vous boosteraient encore plus. C'est le si cher chercher cher… on y trouve plus que prévu

libres parcours...

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en 2 tomes...

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2 fois plus de paix...

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Lorsque travail ne vient pas du tout de tripalium
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et autres maquignons des quignons ?

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le Mec Anisme ?

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si nous sommes occupé-e-s c’est qui l’occupant ?

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une dynamique d’occupation du monde, au double sens d’une occupation objective par des êtres subjectivement occupés à le transformer.

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Les barbes : Peintre Au Travail Avec Modèle

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le travail forcément forcé, c’est forcé forcément ! Faut entraver le vrai sens...

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Lorsque travail ne vient pas du tout de tripalium
et il n’y en a pas de plus vaste et de plus fidèle…lorsque le négoce devient le modèle unique de toute négociation ?

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Changer les catégories politiques, Philippe Descola, 2014 - Les théologiens scolastiques ont été les premiers à observer le phénomène au XIIIe siècle. Point de départ d’une pensée de l’économie, leur philosophie morale peut aujourd’hui fournir des arguments critiques face aux dogmes de la pensée économique contemporaine. Alors que les réflexions politiques et sociologiques ont eu maintes fois l’occasion de reformuler leurs postulats, la pensée économique est demeurée prisonnière de présupposés qui lui confèrent à présent une texture quasiment théologique. Cet impensé est le premier responsable de notre incapacité à faire face aux crises actuelles.

Occupé à être occupé...!!! Une belle obsession de la vie moderne : être occupé à être occupé, comme si on fuyait un vide quelconque, alors on remplit sa vie de tout ce qui passe sous son nez!

Le commerce au Moyen Age…par Abstraction de la vraie vie, le commerce nuisible (il y en un autre hors cupidité qui est bienfaisant) aura couvé le…Spectacle

Pendant les croisades, le commerce continue

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Michel Belloni 07/06/2018 08:18

Waou !!!

Bien le bon jour né !

imagiter.over-blog.com 07/06/2018 09:30

luça on peut toujours remarquer que tu avais bien tort. lorsque je te donnais la solution, au tel., où tu te fichus de mi gueule...le principe ? avec patience, l'actualité fournit toujours mieux que la précipitation ne le ferait (même s'il fallait attendre 20 ans)...mais - combien de temps "perdu" de ne pas croire...sinon le Préjugé (tripalium sert une caste qui doit...perdre pour que nous avancions...pourquoi l'aider alors et ne pas nous aider ?)...et sans cesse des obstacles évitables sur notre route - pas sur la leur...inverser les versions peut donc tout changer A ++++