De la poésie ? Où ça ?

Publié le par imagiter.over-blog.com

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Précédons le si inconfortable "printemps des poètes" – pas moyen d'y trouver une ligne de "vraie" poésie…tout est frelaté – la poésie reste inadmissible, ferment indomptable d tous les changements - et la fraude "printemps des poètes" doit être désoclée et plantée ailleurs – uniquement sur invitations. Autant dire qu'à peine 5 % des prétendues "stars" pourront y accéder…

 

Tellement elles semblent désuètes, défraîchis, desséchées, poussiéreuses, hors du coup, dépassées oui complètement ringardes…le monde nouveau commence donc par QUITTER quasiment toutes les trop déloyales stars…

 

Quant à la poésie qui ne court quasiment plus les rues…où sont les issues pour y accéder (et les issues pour nous en sortir?)…

ISSUES

 

Va cuver ta maison

les cercles de la ville à la main

va cuver ta maison

la bouteille de la chambre

parachute l'espace

entre les trous au Cœur le Grand

                                                                   Absent

Va donc cuver ton corps

dans les herbes cernées de soleil

va donc cuver ton corps

et fais nous bien souffrir

dans ce que nous avons de communauTerre

 

                                                           %%%%%

 

les issues sont bien "issues" de quelque part. Or si l'issue est issue de quelque part,

tout vient d'un consistant et solide existant – une voie "sans issue" devient une impossibilité logique…

tout aboutit toujours d'une façon ou d'une autre…

si vous jetez un sort c'est le ressort qui nous en sort du sort…

tout procède de ce qui précède…

tout concède pour qu'on lui cède…

les enchaînements ne sont même pas enchaînés

mais ductiles, fluides, légers, à peine visibles…

 

les "casses têtes poétiques" nous transportent vers une transcendance visible : l'épistémologie existentielle n'existe pas encore !

 

                                   %%%%%     (à suivre)

 

 

inéluctable, le destin n'est que destination, destinée à qui destinée, l'arrivée déciderait du départ, étoile immanquable qui (se) passe, alors, sans nous ou hors de nous (etc) - n'est-ce pas plus "réaliste" de n'être qu'une poussière de rien naviguant dans tout l'univers (ego, privés qui privent de tout, et nous font oublier de "vivre l'immensité") 

 

 

CHEVAUX ROUGES AU MUSCLE DE LUNE

 

 

Au sang de tes cheveux soulevés par ta bouche

je suis ce que tu vois quand tu jettes les livres

 

je suis ce que tu dis quand nous sommes

entre les jours quand il n'y a plus de

nuit en dehors de nous

 

A tes cheveux de sel je donne l'oiseau de proie

je suis la fronde qui jette des yeux pâles

 

les chevaux rouges au muscle de lune

tondent les étoiles  toutes les étoiles

 

au ciel les oiseaux gravent leurs ailes

leurs ailes closent l'éclair d'eau

 

 

A tes cheveux de sel je donne l'oiseau de proie

je suis la fronde qui jette des yeux pâles

 

Les hommes et la Terre changent de sang

           

 

                                   %%%%%     (à suivre)

 

métamorphisme des mots, nuits compactement collées aux lettres, se relever d'entre la pulpe juteuse de l'envers des décors, ne jamais jamais se contenter du moindre, la richesse intérieure ne sera pas, non plus, monétaire même en sa plus fine veinule

 

un brin une brindille

brinqueballent

un brin un bris

brillent brillent

un brin dilapide ou dilate

ballerine, ballon, ballet

un brin ou un bruit

se balade au baladin

se balance ou balbutie

se trop penche la balustrade

un brin ou un buis

baleine qui servira de baleine

 

dilue diluvienne

pliée pluie

 

 

                                                           %%%%%

 

SAISONS DES PRONOMS

 

 

lierre neigeux et je

tombe

en flocons

immaculée étude et tu

reluis

dans le miroir

vertige des cils et il

vrombit

en pétales

gris aileron et elle

pond

en plancton

fibre de genoux et nous

explosons

en ressorts

à dieu partez vous et vous

ressuscitez

de joies

ruelles illettrées ils et elles

succombent

en pains

 

                                                           Partage ta vague

                                   Sois TOUS les prénoms – vis les tous, pas un seulement…

 

                                                           %%%%%

 

 

 

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lejournaldepersonne 03/02/2013 16:28


très bien écrit - on a envie de vous embrasser...