L'incompétence règne sur les marchés

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Cette assertion semble, peut- être, paradoxale, envers qui règne d'exorbitante façon sur nos vies. Mais c'est le fruit d'une étude sérieuse et hyper serrée. Vérifiez donc…"Nous devions adorer l'économie de marché, parce que ceux qui l'a font peuvent être aussi incompétents qu'ils le souhaitent" (p. 242 - Nassim N. Taleb "Le Cygne Noir – La puissance de l'imprévisible", septembre 2010).

L'incompétence y serait le profil le plus souhaité ?

 

 "Les plus riches parmi les riches et leurs représentants préfèrent que la plupart des gestionnaires soient médiocres, et que les meilleurs d'entre eux soient juste capables d'obtenir des rendements médiocres en affichant une volatilité en dessous de la moyenne (p. 71 - Michaël Lewis – Le casse du siècle, The big short, septembre 2010)." Incroyable n'est- ce pas cette peur dévastatrice des financiers par rapport aux individus intelligents ? "Si le lever de fonds peut être un concours de popularité, investir de façon intelligente est exactement le contraire (p. 72 - ibid)"…tout dans la frime, rien du tout dans le sérieux quoi ! Pourquoi donc cette dissymétrie ? "A part prélever leur revenu élevé rien ne les préoccupe vraiment (p. 73 - ibid)"…La majorité des individus intelligents, qui ont vraiment approché la finance, se dressent:, majoritairement, contre elle : n'est- ce pas probant ? "Avec le recul leur ignorance parait incroyable – mais tout un système financier reposait sur leur ignorance, et que ce même système les payait pour leur inculture (p. 123 - ibid)." Certifié !!!

 

Ce genre de "découverte" est de celle qui remet tout en question et implique un changement radical de la société !!!  comme l'induit clairement le blog "La société, institutionnellement, organisée pour voler les pauvres ?"…par où commencer ? "Souvent les marchés se trompent sacrément (p. 85 - Michaël Lewis – Le casse du siècle, The big short)". Ce qui devrait former un scoop retentissant n'est même plus audible dans l'infantilisme renforcé et déshonoré des médias dominants (assez doués en incompétences existentielles et sociétales aussi ?) …mais si rarement leurs erreurs sont prises en compte, analysées sérieusement et contrées efficacement. Les marchés pourrissent certaines mentalités et semblent pétrifier un nombre plus grand encore…pas nous, en tout cas : chaque jour, augmente la répulsion et la révulsion pour leurs inaptitudes si dommageables…plus du tout de confiance et de respect envers ces individus qui, clairement, devraient se trouver placés sous tutelle pour incapables majeurs!!!

 

Nous allons pointer quelques entrées pour plonger, charnellement, dans toute l'étendue de leurs incompétences…"le marché des subprimes avait sous-traité ses analyses de crédits à des gens qui ne les effectuaient même pas (p.139 - ibid )." Un témoignage en direct d'une analyste conduit à constater que "les agences de notation sont tout en bas de l'échelle, et les personnes qui y travaillaient ne semblaient réellement pas savoir à quel point elles s'étaient fait berner par les grandes banques de Wall Street  (p. 204 - ibid )."  C'est que ces agences de notation gagnaient 10 fois plus en notant des CDO qu'en notant des obligations GE, et tout ça allait se terminer (p. 218- ibid )." Nous voyons le raccourci mental si peu reluisant qui conduit aux catastrophes systémiques…les agences de notation trahirent bien leur mission – évaluant des CDO [et autre crédit par instrument] sans même vérifier ce qu'ils renfermaient exactement – ce qui aboutit à noter des subprimes en triple A ( voir p 224 - ibid ) . la faute professionnelle qui démissionne…

 

"il devint probablement le seul investisseur à effectuer le genre d'analyse à l'ancienne qui aurait dû être effectuée avant que les prêts ne soient accordés (p. 80 - ibid )." Le fait qu'il n'y ai qu'un seul analyste SERIEUX sur les centaines de milliers d'avachis fait se dresser les cheveux sur la tête, oui ou non ? Toutes les obligations hypothécaires subprimes connurent les mêmes les notations en dépit du bon sens… "j'étais sidéré. Le prix de chacune était fixé d'après la note la plus basse de l'une des trois grandes  agences de notation (p. 82 - ibid )." Comme si tout travail était superflu et que le seul "sérieux" soit de s'amuser à des enfantillages et à l'auto- admiration de son soi- disant cynisme ? "à se demander ce que les soi-disant analystes de Wall Street font de leurs journées (p. 247- ibid )." ils ne savent rien, ils ne connaissent même pas leurs bilans comptables, leurs modèles (qui regardent tous en arrière) sont puérils (témoignages sur des responsables bancaires)…"le type qui dirige une des plus grandes du monde est un idiot !" (p 221- ibid )."

"L'économie est le domaine le plus coupé des autres ; c'est celui qui emprunte le moins de citations !" (p. 211 -Nassim N. Taleb - "Le Cygne Noir – La puissance de l'imprévisible" - septembre 2010 ) …tout à fait indifférents aux productions intellectuelles extérieures à leur cercle...

Un monde aussi autiste, aussi bouclé sur ses boucles, aussi étranger à tout sauf à sa compulsion de jeu – ne peut appeler que la méfiance, l'incrédulité, le doute, le contrôle, le pointage, la vérification, l'examen…Et pour cause ? Tout à fait comme si les subprimes en eux-mêmes n'avaient aucune importance mais n'existaient que pour que l'on puisse parier sur eux. Aussi Goldman Sachs s'est fait 400 millions de profits chaque année sur 4 ans, sans le moindre risque ni effort… "si les CDS étaient des assurances pourquoi n'étaient ils pas régulé comme tels" (p 112- ibid )." En effet !!! En effet, si pas assurances, juste un infantile et irresponsable pari à la baisse et une fortune payée par la destruction de millions de vies. Comme s'il n'y avait jamais eu un marché concurrentiel et libre ?

 

"Le plus grand marché de capitaux du monde n'était pas un marché, c'était autre chose – mais quoi ?" (p. 233- ibid )." En effet, plus vous vous éloignez de ces esprits régressifs et sans issue plus l'air semble pur…"étrangement, plus vous étiez proche du marché, plus il vous était difficile de voir sa folie (p. 126)"… le problème avec qui privilégie trop son intérêt personnel c'est qu'il devient imprévisible, irrationnel, jusqu'auboutiste…l'égoïsme semble e qui détraque le plys les cerveaux !!! Qui ne peut concevoir de changements spectaculaires ne les perçoit ni sur les marchés ni dans la société ou sa vie d'ailleurs - il suppose que l'avenir lointain ressemblera au présent. La volatilité monétaire n'est jamais que la prolongation hallucinée du présent rêvassé.  Et puis les maigres réflexions demeurent au niveau de la plus grade frivolité. Dès qu'une information négative survient, on n'entend plus, on transforme en succès béat. Tout se voit exagéré dans les maigres signes positifs…Au sens fort : ils ont perdu tout "sens des mesures" (ce socle reconnu du sérieux et de la sagesse) …perceptions des choses plus qu'altérées…voyez plutôt…Les krachs systémiques seraient trop gros pour qu'on les laisse se produire – donc je me conduis toujours plus en truand financé par autrui…les profits ne peuvent que monter et les chiffres négatifs n'existent tout simplement pas…"or les prêts se dégradaient et la note des obligations n'était pas revue à la baisse (p.216- ibid )."

 

Et, collectivement, ces financiers déplorables s'entraînent dans le toujours plus d'incompétences…"Le modèle utilisé par Wall Street pour fixer le prix des LEAP – le modèle d'évaluation Black- Scholes – repose sur quelques hypothèses étranges. Par exemple, il suppose que le prix des actions suit une courbe en forme de cloche ordinaire (p.152- ibid )." Par exemple, si l'action s'échange à 30 dollars, le modèle suppose que l'action a plus de chances d'atteindre 35 dollars que 40 dollars, 40 dollars que 45 dollars, and so non. Or cette gaminerie se montre vraiment à côté de la plaque ; les évolutions sont bien plus brutales. L'utopie béate de Wall Street voit tout en soft "progressif", sans à coups, dans son conte de fée douillet…Etalant trop de certitudes pompeuses sur les choses de natures si incertaines. Aveugles et sourds au réel : nul ne peut se fier à de tells girouettes. Un modèle pour évaluer les milliers de milliards de dollars de dérivés "considérait me monde financier comme un processus ordonné et progressif. Mais le monde n'est pas progressif ; il change de manière discontinue, et souvent par accident (p. 155- ibid )." Tout cynisme repose sur une naïveté saugrenue. Les financiers si inhumains ne sont que des enfants attardés, unilatéraux, perdus dans un réel de complémentarités, d'échanges, de dialogues et de partages…ce n'est pas la société qu'il faut soigner mais eux !!!

 

Que cachaient-ils si frénétiquement sinon ceci…"Au cours des 50 ans qui viennent de s'écouler, les 10 jours les plus extrêmes sur les marchés financiers représentent la 1/2 (la moitié) des bénéfices. 10 jours sur 50 ans. Pendant ce temps, nous nous noyons dans des bavardages " (p. 354 - "Le Cygne Noir ). De voir de tels gosses puérils secouer, sans cesse , la société juste pour le déplorable but de faire de l'argent frauduleux – non, vraiment , il devient clair que ce sont eux les fauteurs de troubles, les émeutiers permanents, les insurgés de l'Humanité….et que plus vite nous les aurons "remis à leur place" (soins et apprentissages sociaux accélérés) mieux l'Humanité pourra s'en sortir !!!

"Sommes-nous donc 22 (vingt-deux) fois trop satisfaits de ce que nous savons ? C'est ce que l'on dirait !"  (p. 192 - Nassim N. Taleb "Le Cygne Noir – La puissance de l'imprévisible", septembre 2010).

La principale qualité de 2011 devient donc cette sacrée capacité à se distancier des convictions des autres. Etre pleinement soi et que soi permet aux autres de ne plus s'égarer !!!

 

(à suivre)

 

trouvez un complément à cette réflexion sur le site internet à téléchargements gratuits freethewords.org,   onglet 4  "Nul n'est  nul", onglet 3 "Légalité de l'égalité" (Quality of eQuality), onglet 4  "La démagogie n'est utile et utilisée que par qui est déjà au pouvoir ". Et, surtout, RIEN DE PLUS SOLIDE QUE LE SOLIDAIRE, onglet 3,   LE ROMAN DE L'ECONOMIE,  ainsi que LA QUESTE DES QUESTIONS (qui a démuni les démunis ? qui a déshérité les déshérités ? etc), onglet 2.

Résistances au changement      Impliquent changement de résistances

Structurellement, les classes moyennes ne savent plus penser

 

Si ce blog a su retenir votre attention dans les 1 200 autres (disponibles ici) il doit y en avoir de bien plus décoiffant. Qui vous boosteraient encore plus. C'est le si cher chercher cher… on trouve plus que prévu

 

Publié dans Croque tes crocos

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Jehanne Devautour 22/09/2011 17:03


Bon Jour,

Yes, pour:
"La principale qualité de 2011 devient donc cette sacrée capacité à se distancier des convictions des autres. Etre pleinement soi et que soi permet aux autres de ne plus s'égarer !!!"
Je discutais ce matin avec un ami. Et nous en sommes venus à cette même conclusion: face à des gens aux comportements puérils, bornés, statiques ou trop actifs en battant du vent, incapables
d'écouter, de se mettre "à la place de ...", d'ouvrir d'autres perspectives que celles déjà rabâchées, copiées-collées depuis des années, face à ça, rester fidèle à ses sens, son bon sens, fidèle
aux besoins vitaux essentiels de son corps et de son esprit, sans plus, ni moins, cette manière de se montrer fidèle à soi-même est plus cohérent, et même sensé, normal (on devrait d'ailleurs le
faire sans effort, et c'est le contraire, il faudrait tout cacher de ce que l'on est), donc peut faire naître, ou re-naître nos manières d'échanger socialement. Même si l'on "paraît" devenir
égoïste, on ne se "pare" que d'une arme pour faire choc, et choc, ça casse, ça casse un modèle et l'on peut reconstruire autre chose de plus sain. Mais, les modèles relationnels aujourd'hui, sont
bien épais, faits de couches successives de ragréages lourds (faire du neuf sur du vieux), faut alors pas mal d'opiniâtreté, d'humour, rayonner par son détachement des choses futiles, pour que ça
fasse vraiment "Question" dans les têtes formatées envers qui l'on se pose (s'oppose) gentiment mais fermement.
Sacré boulot, boulot sacré, dur, durable ...


imagiter.over-blog.com 22/09/2011 20:02



oui tu trouve un rythme qui englobe beaucoup de choses difficiles à dire et qio rend cela plus palpitant


j'ai adoré ce style