LES NOUS NOUENT ? LES NOUS QUI DENOUENT TOUT ? LES NOURRISSANTS NOUS ?

Publié le par imagiter.over-blog.com

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Exergue

L'utopie (ailleurs pas encore ici: u-topie) EXISTE. L'atopie (nulle part/ a- topos) n'existe pas. La "seule" utopie actuelle, c'est de croire que ce système soit "durable", que ça va continuer pareil sans que rien ni personne ne changeât d'un pouce. N'est- ce pas merveilleusement savoureux ? D'où effets collatéraux, prendre ses propres

dé-rangements pour une projection sur les autres qui seraient, eux, "dérangés", "déplacés", manipulés ou déménagés. Que non point !!! Pas du tout. Ils vont très bien merci si si si nos pionniers du réel…

 

Décrire le réel sous un nouveau jour "aide" plutôt à ce qu'il se concrétise en ce sens. Si vous dites de quelqu'un nul nul nul, t'arriveras jamais ou je crois en toi, tu vas y arriver oui oui oui. Lequel des 2 va "surpasser" les pronostics ? Ne pas user de cette ouverture palpable est une désobligeance asociale, non?

 

Le court récit suivant va contribuer à rétablir tout ceci...La soi-disant "utopie" n'est "active" que parce qu'elle existe très en vrai, mais "ailleurs"…sinon, ça n'existe pas = 0 effets !!!

 

Dés l'enfance j'ai été cerné de "nous". Du côté de mon père, ils étaient 12 enfants et les repas de famille (comme ça, sans motif) vous flanquait un manège dans la tête toute la journée. Dur de penser à soi, yes jerrican, dur de ne penser "qu'à" soi…Aîné d'une autre famille de 5, père travaillant au loin: le "nous" me chourrait de la place, vous devenez la 2ème maman à produire du "nous" afin que le nous cristallise bien, puisque tu sers de "modèle", et blabla…

Ayant quitté les études supérieures en cours d'agrégation pour suivre les cours d'A'dam (abréviation d'amsterdam), ceux de la route (qui dépend de "nous" successifs), puis d'une "communauté nommée snowball" (juste dire que strictement rien à voir avec ce que les médias en ont parlé: où ont-ils été pêcher leurs "étranges idées" ?). Des nous qui se nouent partout…

Tellement d'épisodes illustratifs, qu'on s'y perdrait tous. Stop! stop!

Ayant fondé 3 entreprises artisanales (où l'on travaillait "avec" moi pas "pour" moi!), j'ai pu vivre (protégé par tous ces nous nounous!) l'actuel effondrement du collectif et repérer tous les individualismes sans issues des années 1990 à aujourd'hui – sans jamais perdre le fil. Heureusement, que la société bien grossière ne peut empêcher des gens décidés de se faufiler partout. Pour moi, aucune rupture avec le passé tintant de tant de "nous". Des associations et divers collectifs m'ont maintenu, jusqu'à nos jours, bien cernés de "nous"…

Homme intensément collectif – le lyrisme de l'est danse en moi, la grouillance de l'Inde me rend imperméable à qui veut nuire (verbalement ou par gestes) aux autres, l'afrique m'est un rire omniprésent et la radicalité existentielle des amérindiens me convient tout à fait. Comment être seul lorsque l'Humanité vous métisse de partout ? Citoyen du monde ? Trop abstrait que cela, donc j'suis pas d'accord: en vrai, je suis de chaque pays et de tous ; partout, où je suis passé, un "nous" demeure à vie. Pourquoi, dans ces conditions, vouloir blesser ou offenser les autres, nul héroïsme là- dedans, pas le temps et ça gâche toutes les sensations (bon que pour les masos!)…Je fonctionne toujours à la confiance maxima et le pire c'est que cela fonctionne (je me fiance à la con-fiance lorsque tant passent leur journée où tout se dé-fiance dans la défiance). Nombres de confidentielles confidences me cernent: justement, cette confiance aveugle dans qui est assez coriace pour garder tant vos secrets (langage non verbal!) où la vague abonde. Vous voyez bien, pas moyen, le nous me hante (même lorsque je n'en veux pas trop!)…

Lorsque j'avais un grand atelier à Bruxelles et trop de blé pour un simple couple, nous étions tombés d'accord pour organiser de nombreuses fêtes (même des pelés d'amsterdam venaient, à la fin, "que" pour "nos" fêtes privées: purée! Je resterai à jamais émerveillé de tout ce qui glisse sur les trop incomplets, dits aussi "blasés" !!!) Là le NOUS débordait visiblement: parfois, il y avait tellement de personnes dans l'atelier que j'allais une demi heure au jardin public pour penser un peu tranquille, "sentir" les plans d'avenir et faire le point sur le planning! … Hallucinant: ça crée tellement de souvenirs que nous pourrions rester la fin des jours à les feuilleter tous…

Depuis, c'est à coup de "collectifs" que nous avons enregistré toutes les chansons. Ca peut tordre les nerfs, pas le même rythme d'évolution, les absences et reports…etc mais, lorsque ça décolle, vous en gardez des réserves dans le corps pour très longtemps. Ca vous protège de tout !!! Songez aux petits succès soit à vivre dans son individualisme soit à "partager" hors infertile égotisme. Pas comparable !!! Emouvant "comment" chacun-e s'approprient l'envol et l'élévation dus aux enregistrements communs, devenus "magiques" de tant densités et d'intensités conjointes…

Depuis ces jours, mon corps et mon cœur savent que la réussite individuelle ne sert à pas grand chose et ne débouche que sur une solitude encerclée de gens fermés et jaloux (juste avoir frôlé des gens "connus", ça renseigne !!!).

Le futur de rugir de plus belle: "ma" plume ayant été admise (toutes les paroles des chansons) comme percutante –il lui en est autorisée à transmettre "nos" avancées collectives. Chacun-e y retrouve ses petits! D'où des écrits qui alternent, tout naturellement, le nous et le je. Ouais où est le problème ? Métis, de tout, le "nous" coule alors plus immense, avec ses grandes ailes qui transportent véritablement "ailleurs", et cette sensation de protection assez indescriptible. Nombres d'écrivains écrasent de leur "je" ce qui leur est parvenu tout entier par "d'autres". Aucune tentation de ce type, pour moi: "j'aime" le collectif qui émancipe, qui libère, qui fait tant évoluer! Et, puisque, trop aventurier, je n'attends que peu pour vérifier si on suit bien, avant de m'élancer : lorsque je fais des chevauchées plus solos en zones limites, je trouve honnête de dire "je" (selon le principe d'Emmett Grogan "seul qui a dépassé toute possibilité de défaite peut dire vraiment je"!!!). Ouais où est le problème ?

Coucou, toujours là?

Ce témoignage surgit de l'ébahissement, l'ahurissement très fort que, actuellement, il existe un certain nombre d'êtres qui soient devenus inaptes, incompétents, incapables de comprendre que l'on puisse VRAIMENT (de toutes ses pores) dire "nous". Le nous a perdu toute réalité sensuelle et concrète pour elles/eux. Pour ces inaccoutumés personnages, tout "nous" n'est plus qu'un "je" déguisé. Quels reflets d'un monde intérieur restreint, enfermé, réduit, limité et minuscule. Cela peut même dériver jusqu'à ce qu'ils clament que tout "nous" est le déguisement d'un royalisme ou d'un fascisme (??????????). Tellement à côté des plaques: pour "nous" totalement incompréhensible. Ou alors le trop clair résultat d'une "privatisation mentale" ? Vous vous rendez compte: nous serions interdits à vie de nous? Le nous jeté aux oubliettes ? Non, on peut plus nouer les nous, nulle part (atopie!),  nulle part de nous noués !!! Plus de dénouements par les nous, quoi! A quoi s'ajoute le fait saillant que ces individus se privent de toute contradiction de l'expérience par l'expérience de la contradiction même (du nous, ici: ils parlent, de la sorte, éternellement, de ce qu'ils ne connaissent pas! ne vivent jamais ! ). Ils ne veulent même pas essayer le "nous" avant de le renier. Big bigre ! Et remarquez toutes leurs dérivations qui se montrent comme d'obliger tout le monde à stagner dans les marécages de l'égoïsme. Pffffffffffuuuiiiiitt !!! Quelle douche écossaise, purée! Ils existent vraiment, "ça" existe pour de bon: un retour si loin, si loin, en arrière ? Yo, yo yo $$$

Partout danser, danser, gambader, bondir, tournoyer, toute la nuit, toute la journée, danser…Ah oui alors! Tellement heureux, si joyeux sauteur, si bondisseur de tant de bonheur, ça c'est sûr… Pourquoi donc être si heureux, oui pourquoi ? Eh bien! c'est de n'avoir jamais "cru", même une seconde, à l'individualisme: si c'est pour finir "comme ça" ….

 

(à suivre)

 

 

 

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Trouble fêtes 21/01/2013 19:53


Qu'écrire, aussi, des infantiles tours de passe-passe de l’impersonnel et indéfinissable ON (anonyme crapuleux? Qui ?
Quiconque, quelconque ?) ?


Qu'on se le dise, il faut qu'On...


Fauchons !


Ne devrions-nous pas, alors, lorsqu'On impérative « de qui se moque-t-on !! » , pour le bien de l'enquête, délivrer d'un « On se moquerait-il,
donc, d’On ? Qui donc ? On ? »





imagiter.over-blog.com 22/01/2013 18:47



bonsoir


et merci pour les liens sur Rue 89... les mots détiennent beaucoup de solutions si nous avons la bonne idée de les écouter tout comme vous !!! a ++++



lejournaldepersonne 21/01/2013 11:53


bonjour


pour cette splendide démonstration...le "nous" nous attend donc ?