S'en sortir individuellement ? (1)

Publié le par imagiter.over-blog.com

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Les divers changements sociaux ont abouti à de nombreux acquis pour la conscience singularisée. Comme à de nombreux droits individuels. Qui, à présent, EMPÊCHERAIENT TOUS LES CHANGEMENTS SOCIAUX. Et des irréalistes achevés beuglent que nous pourrions réussir individuellement. Ben voyons !!! Et ceci semble aliéner nombre de personnages que vous pourriez, dans d'autres circonstances, apprécier. Mais là, vraiment. Où trônent donc ces anomalies qui nous menèrent à ces béantes impasses ?

 

L'individualisme premier, enflammé par de vraies subjectivités a pu émanciper, affranchir ou libérer. Dorénavant, il semble, plutôt, enfermer, aliéner, abrutir. Traîner, sans forces, dans les arrières gardes en solde.

 

L'individualisme devenu très désaffiliant, très démotivant,  puisque "le libéralisme a produit un individualisme désintégrateur, tout en prétendant adopter une position surplombante au nom de laquelle il peut invalider une critique des effets atomisant de la fabrique d'individualisme que serait la théorie libérale classique. " (p. 43  – John Dewey - Le public et ses problèmes avril 2010). L'individualisme libéral comme le plus immense et virulent anarchisme de tous les temps ? Le nihilisme barbare qui saccage toute la société ? L'ennemi public n° 1 ? D'autant plus dangereux que toute critique contre cet individualisme tourne en boucle dans les refus hurlés genre "Fermez la ! C'est du divin libéralisme ! De ce fait, vous perdez tout droit de dire autre chose! Etc." Le pot aux roses tout démasqué ? L'individualisme le dogme d'une religion qui ne dit pas son nom, n'ose même pas apparaître comme un culte ?

 

Bigre ? Jusqu'où tout ceci peut dériver ?

 

Actuellement, de dissimulées attaques (surgies de certains secteurs des extrêmes gauches) tentent de saper, sournoisement, tout fondement aux nationalisations et minimum d'économie planifiée en échange d'une Wikipédiasition du monde. Or ce bon Wikipédia (encyclopédie gratuite) n'existe que sur le Web: la structure matérielle le permet et les apports individuels comme l'action des modérateurs restent possibles conjointement. Mais, pour l'économie "réparée bénévolement", où seraient les lieux, les heures, les moyens, les supports, les informations ou les contrôles ? N'assisteraient-on pas à des actions qui s'annihileraient l'une l'autre ? Où trouverions de la visibilité ? Non comme le dit John Dewey [planifier et diriger] "ressemblent à ce cours d'eau capable de prévoir les conséquences de son courant et d'utiliser cette prévision. Mais sans voir dans ses berges une prohibition." (p. 140  – John Dewey - Le public et ses problèmes - avril 2010). Les cours d'eau seraient moins gavés de préjugés et moins entêtés d'habitudes que nous ? Dans nos propres berges ne voyons-nous pas, exclusivement, une prohibition maligne et préméditée ?

 

L'individualisme exorbitant, abusif, dérégulé, excessif peut aller jusqu'à détruire toutes les bases essentielles à la vie en commun ? On le dirait bien !

 

Ce qui est raisonnable peut être raisonné: les mots des autres peuvent résonner en vous et tel qu'ils les veulent non comme vous voudriez qu'ils fussent. Votre empathie (non verbale) vous permet de vous mettre à la place de l'autre. Face au vacarme due l'individualisme à l'oreille unique, vous diversifiez le nombre et le contenu des points de vue. L'individualisme tourne le dos à tout ceci. Hissé au sommet de la déraison, il délire en vase clos et va jusqu'à admirer la moindre de ses infécondes circonlocutions. Oui oui l'individualisme qui finit en une seule tête, tout le monde aligné, le même ordre pour tous – ça fait très étrange tout de même ? L'individualisme trahit à fond la personne. Et pérore qu'il s'en sort individuellement ! A quel prix ? Jusqu'à la destruction de son moi le plus sensible, le plus identifié, de son moi émotionnel ou affectif ? On dirait. Le défaut d'oreille (un seul sens au sens, un seul son au son) tire l'oreille de la vigilance…

 

Les pluri-discours, les paroles multiples, les versions plurielles, les multilogues accélérant tous les dialogues multilatéraux – tout ceci balayé par le vent mauvais des individualismes hypertrophiés ? Que peuvent-ils encore entendre si je dis "Tout ceci m'intéresse mais plus du tout à "votre" manière" ? L'unilatéralement culturel qui nommait, catégorisait, conceptualisait, choisissait, réfléchissait, faisait toutes les réponses à votre place - perd toute crédibilité à la vitesse grand V. Ils ne s'intéressaient, ouvertement, qu'à leur seul égoïsme hypertrophié. Perversions complètes d'un individu originairement très respectable. Le problème c'est que ces comportements tombent, brutalement, en poussières. Et que la majorité des individus n'ont pas de modèle de remplacement. Et que les poisons demeurent en eux d'auto destructions: en niant et refusant les évidents humains qui eux, non seulement, ne se sont jamais laissés piéger par le système. Mais possède toutes les techniques qui VOUS EXTRAIENT DE L'INDIVIDUALISME. La vis suicidaire était donc fichée dans l'individualisme ?

 

"Aucun humain n'a jamais été émancipé par le simple fait d'être laissé en paix." (p. 259 - John Dewey - Le public et ses problèmes, avril 2010). L'individualisme comme un effondrement, un retrait écroulé, une inaccessibilité affaissée ou un repli suicidaire sur soi ? Le flatter, l'enjôler, lui mentir, le tromper, l'emberlificoter, etc – on dirait bien que l'individualisme présente un flanc qui attire toutes les arnaques et spoliations ? L'illusion de le laisser tranquille s'est retournée contre lui : toutes les forces mauvaises se liguent afin d'armer la bombe individualiste qui va éclater et exploser chaque personne un peu faible dans son inexpugnable singularité !!! Si vous aimez un peu les êtres surtout ne les abandonnez plus dans leur traîtreuse tranquillité. Secouez-les, bousculez-les, chahutez-les (selon vos choix) mais obtenez des …réactions.    

 

Ce que veut une personne dépend de toutes les relations sociales qui l'entrelacent. Aussi, le fait que ce vouloir même demeure susceptible de modifier les rapports sociaux. Ce rapide coup d'œil sur le fonctionnement d'un individu inséré dans un collectif avoue que le collectif demeure vitalement primordial.  Qu'à part quelques êtres d'exception, à la tête bien dure, nul autre ne peut s'en sortir individuellement. Que L'ARNAQUE GIGANTESQUE de dire "Nous abandonnons tout projet collectif", "chaun-e pourra, désormais, vivre en toute autonomie "dans" le paradis capitaliste. Oui oui c'est l'époque "heureuse" du développement personnel, tout le monde responsable de soi seul, et tenant en main toutes les cartes de la réussite" se trouvait, frauduleusement, lié avec un autre plan (parallèle mais masqué). Or ce plan formait un réel projet collectif (malhonnêtement dissimulé) mais que pour une minorité de la société, réellement coalisée contre toute l'immense majorité de la société.

 

On va leur dire au départ "Chacun-e peut s'en sortir individuellement et uniquement individuellement. Faut pas s'occuper des autres, ne vous préoccupez plus que de vous. Vous êtes autonome, vous trouvez dans la pub et le kit commercial tous les moyens de réussir, de vous développer et de mener votre projet à son terme sans jamais vous occuper des conséquences sur quoi que soi"…etc. Dès le début le piège béait de visibilité. On ne peut s'en sortir individuellement que "dans" le paradis capitaliste. Dedans uniquement. Absolument pas dehors (aucune liberté réelle ni de spontanéité enthousiaste ne sont de mise – tout ceci ressemble plus à untriste enterrement !)…L'espace laissé à l'individualisme est d'autant plus étroit, mesquin et  sans réelles issues que les mêmes fallacieuses illusions ont été diffusées dans toutes les têtes. Et, aujourd'hui FAUTE DE VRAI ET GRAND PROJET COLLECTIF les individualismes suintent de partout leurs échecs flagrants.

 

Les seules personnes heureuses restent exactement celles qui avaient refusé ce marché de dupes. Soufferts, d'abord, de rejets abusifs et d'exclusions bien illégitimes. Et, aujourd'hui, sans jamais avoir pratiqué le moindre développement personnel (au dépens de qui? jusqu'à quelle hypertrophie ?) elles vivent l'épanouissement intégral et la plénitude complète. Grâce à des techniques issues de toutes les civilisations et d'autres clairement inventées de nos jours. Comme quoi le fond de la subjectivité collectiviste se montre infiniment plus RESISTANT que celui en pacotille de l'individualisme. Que le masque grimaçant de l'hideux égoïsme archi perdant ? Et dont le naufrage intempestif risque, malheureusement, d'oblitérer le futur de toute l'Humanité. De ne pas savoir si ce sera mortel ou non renforce la détermination de combattre le démentiel égoïsme jusque dans ses derniers retranchements…

 

Vous voudriez savoir comment, demandez–le directement ou bien patientez jusqu'aux épis des prochains épis épisodes !!!

 

            (à suivre)

 

trouvez un compliment à cette réflexion sur le site internet freethewords.org,   onglet 1  "Les mamelles du repos" et  "Remue- ménage",  onglet 2 "Présent !", onglet 3 "La diction du dictionnaire", onglet 4  "Nul n'est nul" ou, encore,  "Je ne parle plus à qui a raison".

Résistance au changement      Implique changement de la résistance

 

Si ce post a su retenir votre attention dans les 2 700 autres (disponibles ici) il doit y en avoir de bien plus décoiffant. Qui vous boosteraient encore plus. C'est le si cher chercher cher… on trouve plus que prévu

 

 

 

Publié dans qui fuit le réel

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lejournaldepersonne 12/02/2013 13:15


le simple fait de mettre un point d'interrogation (? ) coupe le fil de l'individualisme - ontologiquement il n'a pas toutes ses racinesd ans le réel !!!