A quoi sert la croissance si la moitié est volée par 1 % de la population ?

Publié le par imagiter.over-blog.com

5157741108_afce31087e.jpg

En effet, depuis 30 ans, un petit 1 % de la population des U.S.A. a détourné plus de la moitié de la croissance. Durant tous ces 30 ans. Dans ces conditions, la croissance ne sert plus à grand chose. Vous avez 0,01 % des individus qui voient leurs revenus délirer à plus de 42,60 % annuel sur la période 1998- 2006. Et, pendant ce temps, les 90 % le plus pauvre de la population – oui oui 90 % - ne connaît qu'une augmentation de seulement 4,26 % . Les symétries sont clairement visibles jusque dans le visuel des chiffres.

 

Donc une croissance qui ne sert qu'à cela ne sert à rien.*** Voyez les sordides fanatiques et les piteux médiatiques qui ont le culot de venir insulter, sans cesse, les 90 % de la population. JUSTE pour que 0,01 % volent 90 000 fois (10 fois pour la différence de pourcentage et 9 000 pour l'infime minorité par rapport aux vrais gens) ce qui était dû à ces 90 %…

 

**** voir, aussi, "l'échec absolu des inégalités – le gigantisme de tout ce qu'elles empêchent", blog du 13 avril 2011

 

***** et "pour une pauvreté non miséreuse" blog du 14 avril 2011

 

Donc, maintenant, vous déboulez avec votre "croissance " bidon. Avant même que vous ayez terminé le mot PLUS DE LA MOITIE (1/2) VIENT DEJA D'ÊTRE VOLEE. Une telle perversion de la croissance est dirigée contre la société complète.

 

Désormais qui parle de "croissance" signe être hors de la réalité. Puisque à quoi sert la croissance si plus de la moitié est volée par 1 % de la population ?

 

Comment se fait-il que des faits aussi flagrants soient aussi peu perçus ? Faut dire que le déshonneur le plus entier plane sur les médias dominants, que l'édition n'est plus qu'un foisonnement de mensonges et de faux raisonnements qui ne tiennent pas 2 secondes. Un exemple ? Soi-disant que "depuis 20 ans" le partage des richesses entre le travail et le capital est "plutôt stable". Comment peut-on aligner de telles absurdités ? Pour toutes les raisons que nous avions exposé dans le blog**** "Se méfier des statistiques"du 5 mars 2011, le choix de la période est "malhonnête" . Eh oui ! C'est depuis 1975 que le partage des richesse ne s'effectue plus réellement. Le travail est spolié de l'équivalent de 15 % du Pib. Quelque chose comme 8,71 % pour Frédéric Lordon. Qui nous est dû à la seconde, tout de suite, et pas demain. Au début les années 1990 – nous avons eu "le coup d'état caché" mais bien illégal des "révoltés" (?)  financiers sur la monnaie publique, la création de monnaie et les taux d'intérêts. C'est ce que langage du mensonge nomme " dérégulation ", oui oui comme dérégularisation. En français courant c'est bien gangstérisation de l'économie. Dérégulé c'est plus du tout de règles, plus du tout de parole donnée, plus de confiance, plus de contrôle. Bref plus rien de régularisé et de régulier (réglo et honnête). Dérégulé c'est bien NE PLUS ÊTRE REGLO.

 

Donc choisir un période de 20 ans pour oser que la valeur ajoutée est partagée, ce n'est plus de l'écriture mais de la grande délinquance. Entendez les en leurs euphémisations, qui battent Tartuffe à 1000 %: " La déformation croissante en faveur des hauts salaires qui captent ainsi une part croissante de la masse salariale et de la valeur ajoutée." De la courbe de "partage des plus values"-y'a plus de courbe, y'a une autoroute qui dévie le circuit courbé de l'argent collectif…

Tout ceci pour NE PAS DIRE que 1 % de la population, à elle toute seule, APPAUVRIT 90 % de la population (une part croissante  de la masse salariale c'est cela le sens "déformé" par du charabia déloyal). Que donc c'est du grand banditisme – et plus du tout des revenus légaux

Second aveu de cette phrase, qui pue la sacristie économique: seule la présence de la masse salariale (puis monétaire) est réelle. Il n'y a pas de création "extra terrestre" ou venue d'ailleurs de richesses par les Bourses. Elles ne font que dévaliser la totalité de la masse monétaire  qui, seule, existe. Ils ne créent pas ils vivent en parasites.

Enfin (il y a des phrases comme ça qui avouent beaucoup!) "La déformation croissante en faveur des hauts salaires" qui captent, ainsi, une part croissante de la valeur ajoutée c'est le FLAGRANT DELIT de "y'a plus de partage de la valeur ajoutée.. Puisqu'une infime minorité (et sans rien faire qui mériterait un tel détournement) prend la plus grande partie. Impossible de nommer "partage" ce qui est de juste lancer quelques minuscules miettes. Partage c'est équitable – là c'est un déséquilibre indécent. 

Donc contre- conclusion à ces drogués durs: 1 % de la population vole une partie du salaire de 90 % de la population. Et dans l'illégalité la plus tonitruante s'approprie la plus grande partie des plus- values produite par tous.

 

Ainsi, recontextualisé, en effet, parler de "croissance" signe que vous êtes hors de la réalité, que vous dégoisez plein pot, que vous n'y comprenez rien. Et que vous ne fonctionnez qu'à coups de dangereux dénis du réel !!!

 

Les inégalités sont un immense échec. Et l'usage farfelu de la "croissance" son côté bien bouffon. Réparer leurs dégâts va coûter une énorme fortune. Les capitalistes représentent bien les mentalités les plus nulles en affaires (gaspillages, monstrueux, la plus mauvaise répartition des richesses possibles, externalisations exorbitantes et blocages mentaux graves – style psychiatrie – genre "appeler profits ce qui n'est que coûts à internaliser", etc).

 

A-t-on vu plus grand délire que "cette" croissance ?

 

La seule croissance qui tienne c'est celle de l'attention aux autres, d'un réel retour au social et la fin de l'égoïsme économique sans issue…

 

Puisque de toute façon les pires ennemies de la croissance ce sont, limpidement, les inégalités. CQFD !!!

 

(à suivre)

 

vous pouvez télécharger tout le livre sur le site internet à téléchargements gratuits freethewords.org ,  surtout dans l'onglet onglet 3 "Légalité de l'égalité" (Quality of eQuality) – Une approche du droit aux yeux droits,

 

Publié dans economie et politique

Commenter cet article