VOICI L'AIDE QUE VOUS DEMANDEZ… (2)

Publié le par imagiter.over-blog.com

4899266364_1a52d5a41c.jpgLorsque vous êtes en pétard, vous parvenez à une clarté d'exposition très forte. Vous avez donc besoin d'un "moteur" aiguillonneur pour y parvenir... Que voici concrétisée une des trois qualités détectées chez vous (et dont vous semblez peu consciente: sauf lorsque vous faites votre auto-promotion!). Je suis, de la sorte, rassuré sur le futur de votre idée. Il transparaissait que vous laissiez tomber. Prenez tout votre temps, y'a pas de problème là dessus…

Revenons, par contre, à notre problématique de départ: lorsque vous êtes bénévole d'urgence vous ne choisissez pas et vous ne pouvez refuser. J'ai dû apprendre mon autre radical, ce qui est le plus opposé à moi, mon trop contraire, ce vers quoi toute communication semble impossible. J'ai senti dans ma chair des manipulations  inimaginables (nous avions des "réunions de réel" pour garder les pieds sur terre, au milieu des spirales qui veulent vous aspirer, que contiennent toutes ces frontières peu fréquentées entre  vie et mort). J'en ai conservé des certitudes:

1))) Il est très difficile, voire impossible, "d'aider" quelqu'un selon ses attentes. Il faut trancher dans la broussaille luxuriante et créer vous-même le "champ d'action". Si cette personne s'est "mise" dans ces problèmes elle ne peut "savoir" la géométrie de la solution. Ca la "froisse", peut- être, mais vous devez prendre les commandes…

2 ))) plus la personne vous place haut plus l'horreur peut surgir. En effet, elle tend à vouloir, aussitôt, des miracles très déplacés, partout, tout de suite et en toutes choses. C'est comme si vous deviez tout deviner, lui évitez à l'avance tous les obstacles: bref vivre à sa place. Le nom c'est "surdétermination". L'effroi que contient ce point de vue c'est que ce que vous faites réellement (des petits pas méticuleux, des changements légers, et le cumul lumineux de tous ces minuscules progrès etc) aboutit réellement à une vraie solution. Donc vous avez accompli une sorte de miracle. Mais dilué dans le temps. Elle, la personne, va piétiner votre prodige, trop hallucinée par une fausse merveille. Schopenhauer appelle cela "l'amour hérisson": je n'ai que des piquants, si tu m'aimes tu dois me laisser te piquer partout. Pour moi c'est la preuve évidente que tu m'aimes. Pour l'aide c'est faux: vous ne devez pas entrer dans la "version" de l'aidé mais rester neutre et distancié. Les aides très "réussies" passent souvent inaperçues…pour nous c'est bien ça le miracle !!!

3))) le fait d'aider et d'être placé très haut crée AUTOMATIQUEMENT des circuits de compensations : la personne (vous) en "veut" secrètement de "devoir" passer par vous : plus simple de tout faire par elle même – donc pourquoi ne pas devenir direct lui/elle (vous), prendre sa place ? donc plus cet autre accumulera de défauts plus se "justifiera" cette interchangeabilité…

 

A ces trois difficultés vient s'ajouter que toute aide se fait soit par présence réelle (dans un lieu concret) soit par téléphone. Par écrit, sans support, je n'ai jamais fait auparavant. D'où les nécessaires "aliments" pour bien "diriger et manœuvrer la barque" (pour vous les petits exercices demandés!).

Qui aide doit, de plus, toujours garder le contrôle, ce n'est pas de l'autoritarisme ni une intrusion chez l'autre – c'est que "l'esprit déchire de ses griffes comme un jaguar" disent les amazoniens. L'esprit de la personne, à ce moment, lui crée des plaies qui mettront si longtemps à guérir…Annihiler le chemin qui lui ouvre ce carnage intérieur…en bouchant l'entrée de votre carrure.

Donc – paradoxe – à un moment ou un autre faut, et pour tout le monde à ma connaissance, il le faut eh bien! "visibiliser les reproches cachés". Bref, PROVOQUER un choc, une colère, une rupture de la routine installée. Les circuits de compensation ne peuvent s'évacuer tout seuls. Là aussi, pour moi soulagement: Ce choc s'est produit hors de nous, tout seul, sans notre volonté. Vous aviez bien des reproches cachés (le contraire eût frisé l'impossible!) mais par rapport à d'habitude très peu. Vraiment peu…

Et, pour moi, poursuite de la chance: ces reproches m'ont dénudé votre fonctionnement caché (quel est votre principal moteur?) - on va le voir + loin…

Donc, je vous ai "bousculé" (organisation, demande de matière pour pallier au manque de supports vocal ou physique dans le soin) + collatéral inattendu, je dis "ahuri et arriéré" (comme si c'était à vous ou à… que j'adressai ces mots ?). Dans mes souvenirs, j'use comme d'un effet rhétorique de ces mots uniquement contre les trop puissants: ça fait un contrecoup de décalage d'accoler ahuri à financier…etc. Ou j'ai pu accoler "arriéré" à médiatique: voici pourquoi - voir n'est pas savoir, si ayant "vu" vous jugez et condamnez c'est gravissime, vous n'étiez pas là, toute image est trafiquable, et vous devenez plus dur que le fer contre les autres (j'ai vu à la télé donc je "sais" tout de vous, vous êtes coupable, en conséquence, j'obtiens le droit de vous écraser…). Au lieu de vivre en direct, vérifier ou aller voir, ces êtres vivent par procuration mais, uniquement, comme les bourreaux des autres: de telles attitudes (jamais pointées) méritent quelques coups de verges non ? Pas très progressistes – donc arriérés, mais qui "légende" des stars, vous pigez la sidération ! D'ailleurs si, un jour, des dirigeants étaient injustement discrédités, je pense que je les défendrais. Un de mes buts c'est de rétablir les équilibres et les justesses des justices partout. Si y'avait de l'injustice chez les rockers j'essaierais d'équilibrer en analysant leurs travers…etc. Par contre, si vous décelez, de ma part, cette utilisation rhétorique contre des faibles et des stigmatisés.- n'hésitez pas à signaler. C'est rendre service, et, de +, contrairement à beaucoup je suis pour les critiques, elles ne m'affectent ni ne me gênent. Je vérifie toujours, et si la personne se plante c'est "son bout de communication" qui n'est pas clean, moi j'ai bien vérifié, conscience tranquille. Ensuite, si besoin, "ressentir" pourquoi cette mauvaise foi…voilà pour moi tout est si simple: je n'arrive pas à capter pourquoi tout le monde complique tout…

Bon, votre "moteur" central? Un léger détour vers ce sentez-vous que le "sac à reproches cachés" s'étant écoulé, normalement, il n'y a plus "d'intrus" dans le lien de soin ? Un poids a disparu entre nous: les mots doivent sembler plus amicaux, plus attentionnés, plus couleurs de baumes et de réconfortants…

J'espère (n'ayant pas de "modèle" – aide par mail – j'extrapole un peu !) que c'est ainsi: dites le autrement. Mais comme un récit ou cette pulsion forte "à clarifier" comme hier (ce sont les meilleurs apports de nutriments pour gérer la barre) !!!

Votre "moteur" central. Comme d'habitude c'est la personne qui l'énonce elle-même: vous devez contrôler vos affects, vos émotions, vos réactions, vos paroles, et votre moralité. Et sans cesse. Là comme je suis hyper sensible, aussi, vous ne pouvez me leurrer. J'utilise tout différemment cette émotivité (le dérapage: ce sont toutes les fonctions du corps qui s'accélèrent, logiquement ça ne peut conduire qu'aux malaises. Mais (illusion d'optique) la cause n'est pas dans la tête psychologique mais plutôt dans le corps- or vous ne la voyez que dans vos pensées !!!).

Donc vous énoncez de "contrôler" tout ceci. Dans un autre mail, je vous avais dit que vous aviez un surmoi (le grand interdicteur, le méchant réprobateur, le raide surveillant de nos joies, le toujours irrité contre nous, le maton de nos libertés etc) trop fort. Que vous deviez vous glisser entre les doigts de ses prescriptions. Là c'est clair! Votre surmoi est démasqué! C'est lui qui a propulsé votre mail d'hier. Il vous fait sortir toutes vos griffes dès qu'est perturbé son "rangement intérieur". Or, aider c'est bousculer, mais à bon escient. Le sur moi est connu comme rigide: rien ne doit changer (la routine, on ne me "bouscule" pas, on ne me donne pas de conseils, etc) alors que c'est cette structure refermée qui est source des douleurs. Nous pourrions continuer longtemps à décrire les effets négatifs d'un sur moi '"tyrannique" – mais un mot le fout KO (ne plus contrôler!). Ne plus contrôler, là il s'effrite et s'effondre. Non vous ne devez pas contrôler, vous devez laisser S'ECOULER, aller la rivière, circuler, visiter toute la terre, se diffuser, se répandre, s'extérioriser,  se manifester etc. ces affects et émotions. Leurs extraversions sont vitales. Moi, j'use de dizaines de procédés: le rire à volonté (j'ai même dirigé un atelier de rire), le cri (aller dans un endroit désert et hurler en serrant les poings), courir le plus vite et toute épreuve physique qui doit "aller aux limites" (il y a même une thérapie, interdite depuis, qui faisait porter des sacs à dos avec 40 kg de cailloux dedans et marcher jusqu'à épuisement, ensuite – le corps se taisant par fatigue – pouvoir voir les blocages physique par l'œil du cerveau), chanter des heures, feuilleter les 5 sens, etc. Ne me viennent pas en tête toutes les techniques.

Voilà! je n'en reviens pas d'être parvenu jusque là.

J'espère que vous "recadrez" mieux (je n'ai pas choisi ce lien d'aide, je ne suis pas médium sur papier, j'ai besoin de supports concrets et directs pour aider, beaucoup de personnes m'ont dit que ma musique est "shamanique" je n'ai pas dit en être un à 100 %, enfin, ce "lien d'aide par intrusion" complique les relations) et que vous ferez le même effort que moi pour clarifier tout ça.

Un des moteurs est l'estime forte que j'ai pour vous sinon j'aurai dit "fin de l'aide" depuis longtemps. Vous admettrez que "l'amour hérisson " ça fait bien trop mal…Ne voulez- vous pas abandonner ces piquants et donnez, plutôt, le piquant de la joie spontanée et sans motivation dans votre vie?(…)

 

 

Publié dans méthodes de pensée

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