Politiques afin d'abolir la vraie République ?

Publié le par imagiter.over-blog.com

Politiques afin d'abolir la vraie République ?

Plus exactement la réPublique, l’imprivatisable par principe. Tous les efforts de cette législature, si peu représentative, se déroulent ainsi : la Justice écartée de l’anti-droit du travail ; la sortie de l’état de Droit affirmée par les lois scélérates sur la sécurité prétendue nationale (lorsque les forces de Police ne sont plus que celles d’employés voués à défendre des richesses illégitimes, le délit de « lèse-nation » est trop patent pour oser que les lois prétendues « anti terroristes » existent afin de protéger le pays « réel » – toutes ces manœuvres ressemblent étrangement à celles qui se sont déroulées de Septembre 1866 à Juillet 1870, en passant par Mai 1868. Notamment, le glissement du juge judiciaire vers le juge administratif  - qui appartient bien « aux euphémisations de la grande délinquance des riches ». Délinquance qui apparaît comme une « erreur » avec amendes administratives et non un grave délit, prémédité, avec procès et prisons. Sans omettre la valeur redistributive de la fiscalité solidement bafouée par un budget « national » conçu en faveur « factieuse » [[selon le mot de la Constitution ]] des seuls riches.

Vu le vote de la législature ne représente qu’à peine un français sur 5, et qu’il parait impossible « d’ignorer » cette réalité de fond, nous avons bien affaire à non un coup d’état habituel mais bien à une attaque frontale contre la Constitution de la Vème République, contre la séparation des pouvoirs, et contre toutes les lois républicaines qui en découlent. Le sinistre gang de l’argent brûle-t-il ses dernières cartouches ?

« Un État de droit est celui dont le droit protège n’importe lequel de ses résidents de l’arbitraire de l’État. C’est un État mis à l’abri de l’absolutisme administratif ou policier. C’est un État où l’État est subordonné à des règles de droit qui lui sont supérieures et qui s’imposent à son action. C’est un État dont les citoyens sont en sûreté parce qu’ils sont assurés de ne pas être livrés aux abus de pouvoir étatiques. C’est en somme un État où l’État ne fait pas la loi.

À cette aune, la France, depuis ce 3 octobre 2017, n’est plus un État de droit. Avec l’entrée dans le droit commun des principales dispositions dérogatoires aux droits fondamentaux et aux libertés essentielles qui caractérisaient l’état d’urgence, l’exception y est devenue la règle. » (source : Les Moutons Enragés).

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Approfondissons chaque point de ce très nouveau descriptif : auquel il faut ajouter l’oxymore introuvable de « République contractuelle » où une opinion très minoritaire se permet de rayer de quelques gestes désordonnés 200 ans d’Histoire. Vraiment très inconsidéré

Conseil-d'-état-quand-les-recours-n'-aboutissent-pas-ou-peu ?

« Ils ont, pendant de longs mois, étudié une à une les 750 décisions de la justice administrative rendues dans le cadre de l’état d’urgence. Et ils en ont conclu que le juge administratif n’était pas toujours le vigilant gardien des libertés publiques qu’il prétend être : les recours concernant l’état d’urgence aboutissent rarement, le juge peine à contrôler les documents des services de renseignement et il contribue à bâtir une police « prédictive » [[quasi métaphysique – ce qui reste plus que choquant ]] qui ne fait pas bon ménage avec les libertés.

Les six chercheurs qui ont réalisé cette étude – Stéphanie Hennette-Vauchez, Nicolas Klausser, Maria Kalogirou, Cédric Roulhac, Serge Slama et Vincent Souty – travaillent au Centre de recherches et d’études sur les droits fondamentaux (Credof) de l’université Paris-Nanterre. Dans ce travail indépendant réalisé dans le cadre d’un partenariat avec le Défenseur des droits, ils analysent l’ensemble du contentieux généré par l’état d’urgence entre le 14 novembre 2015 et le 31 janvier 2017. Leur ambition ? Savoir si les « garanties des  libertés sont à la hauteur des atteintes que l’état d’urgence permet de leur apporter ».

L’état d’urgence a donné lieu à plus de 7 000 mesures administratives – des milliers de perquisitions et de contrôles d’identité, des centaines d’assignations à résidence et d’interdictions de séjour, des dizaines d’interdictions de manifestations. Parmi ces mesures, 753 ont fait l’objet d’un recours devant la justice administrative. Grâce à un accord avec le Conseil d’État, les six chercheurs ont pu les analyser en détail –

Les mesures de l’état d’urgence ont principalement visé des ­musulmans accusés de radicalisation mais aussi des « militants » écologistes ou anarchistes [[ce qui ressemble plus à une idéologie d’opinion, distillant des préjugés, qu’à de l’objectivité ]], etc. » Les conclusions :  parce qu’elle écarte le juge judiciaire au profit du juge administratif, la lutte contre le terrorisme met à mal les garanties judiciaires. La Ligue des droits de l’homme et le Syndicat des avocats de France s’inquiètent. Questions ?

 

Qui-garantit-le-mieux-les-libertés-individuelles ?

« Ce matin-là, le premier président de la Cour de cassation avait revêtu sa cape de fourrure blanche et placé sur son pupitre sa toque bordée de galon d’or. Sans se départir de son aimable sourire, ­Bertrand Louvel avait fermement interpellé les représentants de la République présents à l’audience solennelle de rentrée de la Cour. « Quelles défaillances ou quels risques l’autorité judiciaire présente-t-elle qui justifieraient que l’État préfère l’éviter lorsqu’il s’agit de la défense de ses intérêts supérieurs ? », avait-il demandé, l’air faussement naïf, à la garde des sceaux, Christiane Taubira, et au président de l’Assemblée nationale, Claude Bartolone.

En ce 14 janvier 2016, la France, qui se remet lentement des attentats commis au Stade de France et au Bataclan, vit à l’heure de l’état d’urgence. Pour contrôler les mesures exceptionnelles [[donc qui ne peuvent entrer dans le droit commun ]] prises au nom de la « guerre contre le terrorisme », l’État a décidé de contourner l’autorité judiciaire, que la Constitution ­considère pourtant comme la « gardienne de la ­liberté individuelle » : dans le cadre de l’état d’urgence, les recours sur les assignations à ­résidence, les perquisitions, les interdictions de séjour et les ­refus de manifestation sont examinés par la justice administrative organisée autour du Conseil d’État , une instance symboliquement présidée par le premier ministre.

« Pourquoi l’autorité judiciaire est-elle ainsi évitée ? » Bertrand Louvel est un homme d’une grande urbanité mais, cette fois, il ne masque ni son incompréhension ni son mécontentement. Le gouvernement et le Parlement, regrette-t-il, ne se sont pas « tournés spontanément vers l’autorité judiciaire » pour contrôler l’application de la loi [[c’est donc que cet exécutif et ce législatif ne « veulent » pas de contrôles et de limitations…légales ]] sur le renseignement ou sur l’état d’urgence, qui sont toutes deux entrées en vigueur en 2015 : ils lui ont préféré la justice administrative. »… Cette législature qui prétend supprimer les clivages gauche-droite devient exclusivement de droite, et de droite dure, et évince – par un autoritarisme très illégitime – tout ce reste de gauche. Dont acte, d’insincérités complètes. Puisque…

 
L'autorité-du-juge-judiciaire-faiblit-trop

 

Pour Thierry Renoux, professeur de droit à l’université d’Aix-Marseille, la première pierre de ce principe est posée dès 1789. « Après avoir instauré l’élection des juges, la Révolution consacre leur rôle dans la protection des libertés individuelles, ­notamment dans le cadre de la procédure criminelle. La première Constitution de la République, en 1791, proclame ainsi que nul homme ne peut être mis en état d’arrestation ou détenu sans l’autorisation d’un juge » [[la droite dure c’est, sempiternellement, la limitation des libertés individuelles]].

En 1958, cette longue histoire est consacrée par la Constitution de la Ve République, qui proclame ainsi que l’autorité ­judiciaire est la « gardienne de la liberté individuelle ». « Cet article transpose pour la première fois dans un texte constitutionnel français le principe de l’habeas corpus anglais [qui impose une comparution devant le juge avant toute mesure privative de liberté], résume, en 2009, ­Damien Salles, professeur de droit à l’université de Poitiers, dans les Nouveaux Cahiers du Conseil constitutionnel. Il donne aux magistrats une tâche essentielle en matière de protection de la liberté individuelle. » C’est tout ceci qui est, fondamentalement, remis en cause actuellement pour un aventurisme de mauvais aloi !

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Emmanuel-Macron-ou-l'introuvable-souveraineté

« Sa « République contractuelle » et sa « souveraineté européenne », les deux faces de son projet politique, sont en effet des notions étrangères au triptyque Nation- État-République qui est l’architecture politique et sociale de la France.

** Avec la « République contractuelle », tout d’abord, il s’agit de valoriser le contrat et les rapports contractuels au détriment de la loi. [[ la politique ne peut être du commerce – c’est quoi cette intrusion si malsaine ? D’autant plus qu’un tel contrat serait mitonné par qui est juge et partie, à la fois, et en qui nul jamais ne pourra avoir confiance…nous voyons, d’ici, le règne des bakchichs et des pots de vins…]]. D’où l’inversion de la hiérarchie des normes dans la déforme du code du travail, anti-code du travail conçu, faut-il le rappeler, non pas pour créer des emplois mais pour donner des protections au salarié dans la relation asymétrique qui le lie à son employeur [[donc anti-contractuelle puisque l’état de Droit définit un contra comme « ce qui ne peut léser aucune des parties ». Se servir de cet anti-contrat asymétrique pour vanter une fausse république contractuelle vraiment c’est s’égarer dans les étourderies…]]. Avec la prétendue « souveraineté européenne », ensuite, il s’agirait de déposséder la France de sa souveraineté au profit de l’Union européenne [[ Europe actuelle dans qui nul ne peut avoir confiance…or, la base tout contrat c’est la CONFIANCE. Et la confiance « forcée » reste l’exact contraire de la confiance puisque cette autre étourderie signe deux fortes défiances au lieu d’une seule…]] .

Et comme il est étrange d’entendre notre chef de l’État ne pas même respecter notre Constitution [[cet euphémisation met fortement en valeur qu’il veut même la supprimer mais…sans le dire !]] qui met en exergue la souveraineté nationale dès son Préambule et y consacre tout son titre premier ! Nous ne devons pourtant pas être surpris : il faut relire ou réécouter les discours, dès les années 80, des (ir)responsables politiques promettant (sic) aux Français un nouvel horizon européen, souvent radieux, les (non)socialistes n’étant pas les moins messianiques.

Misère du politique, réduit à un économisme. Misère de l’Homme qui n’existe que par son statut social [[ lui-même rétréci au seul argent sale…]]. Ainsi, le fait culturel, dès lors qu’il met en jeu l’identité de la France, et l’Homme, dès lors qu’il n’a pas «réussi» [[ jugement de valeur sans …valeur sauf celle de n’incriminer que s’y adonne]], sont tous deux simplement niés [[rappelons que nier, renier ou dénier ne sont absolument pas des…raisonnements. Il y manque la preuve – et donc le soupçon devient ceci : s’il est seulement nié c’est que Rien ne peut prouver la justesse du rejet ainsi vu comme un arbitraire…]].

Les représentations collectives et les identités, quand elles relèvent de l’imaginaire national, sont constamment présentées par les libéraux et européistes comme des étroitesses mentales de gens recroquevillés sur eux-mêmes [[là-dessus, il est clair qu’ils généralisent leurs cas : puisqu’en arriérations conceptuelles, en incapacités à l’empathie, etc. ils sont devenus…imbattables !]]. Mais s’il n’y a pas de culture française, que faire de la notion d’ « exception culturelle française» qui mobilise tant nos médias ? Et donc, à quel titre accorder à l’industrie du spectacle et de la culture ce qui est refusé à d’autres secteurs de l’économie, c’est-à-dire un minimum de protections prévues par l’État ? [[ en, effet, tous les jours, le secteur marchand se ridiculise un peu plus, se mélange complètement les pinceaux, devient source directe de rires sains et bat, chaque jour, sa propre bêtise de la vielle : pourquoi traiter exceptionnellement ce qui n’est plus exceptionnel ? Pourquoi continuer la société du spectacle en disant que « c’est » une société du spectacle…« dirigé » ? Que d’étourderies chez ces gaves incultes…]].

L’actualité (qui ne se connaît pas elle-même. Qui n’a qu’une fake vision d’elle-même) va si vite que dès qu’un minorité de pouvoir que personnel veut se faire croire majoritaire « et » dans l’air du temps, les anticorps sociaux se montrent à qui sait les détecter. Voyons, comment en quelques textes nous sommes déjà arrivés profond.

Mireille-Delmas-Marty-nous-sommes-passés-de-l'état-de-droit-à-l'état-de-surveillance

Loi antiterroriste : « Nous sommes passés de l’État de droit à l’État de surveillance » [[ avec les relents trop nauséabonds des citoyen-,e-s sont obligatoirement coupables- or ces grave insultes à la Justice indiquent, plutôt, que ce sont de tels dirigeants les évidents coupables !]], analyse Mireille Delmas-Marty. L’accumulation de textes sur la sécurité inquiète la juriste Mireille Delmas-Marty. ­ Elle dénonce une quasi-fusion entre le droit d’exception et le droit commun.

Quel regard portez-vous sur les lois ­antiterroristes adoptées en France ­ces dernières années ? Quand on compare le débat sur la loi Sécurité et liberté présentée par Alain Peyrefitte, au ­début des années 1980, à ce qui s’est passé ­depuis une quinzaine d’années, on a l’impression d’avoir changé d’univers : à partir des ­années 1970, la montée en puissance des droits de l’homme semblait irréversible et lÉtat de droit un dogme inébranlable.

Depuis les attentats du 11 septembre 2001, un repli ­sécuritaire et souverainiste semble avoir levé un tabou : il légitime jusqu’à la torture aux États-Unis et déclenche un peu partout une spirale répressive qui semble accompagner une dérive sans fin de l’État de droit.

Peut-on reconstituer la généalogie de ce changement de monde ? L’exemple américain a encouragé d’autres pays ex-démocratiques, y compris en Europe, à faire de même : en ce début du XXIsiècle, des pays comme l’Allemagne ou la France ont abandonné peu à peu des garanties qui paraissaient pourtant définitivement acquises. Outre-Rhin, la Cour de Karlsruhe a ainsi ­accepté, en 2004, la réactivation d’une loi nazie de 1933 sur les internements de sûreté qui n’avait pas été abrogée mais qui était longtemps restée inactive. Etc. » Ce qui signifie clairement que ces lois faussement nommées antiterroristes sont, avant tout, anticonstitutionnelles, des chevaux de Troie afin de démanteler la Constitution. De faire perdre toute possibilité de choix politique et…économique aux citoyens. D’aboutir au parti…unique et à la délirante privatisation de tout…Et ce c’est si facile à transmettre : autant le respect du Droit se montre dans ses attitudes de distanciation, de mises en respect postural envers ces textes, etc. autant les ennemis de réPublique suent de cupidités voyantes et ne peuvent exhiber que des postures d’irrespects et de désirs de tout posséder qui leur courent jusqu’au bout des doigts. Disons, que toutes les formes de respects manquent énormément dans les hautes sphères. Celles qui font tout ce qu’il ne faut pas faire. Et disent exactement l’inverse de ce qu’il s’agit de dire. Fausses élites (fake elites) entièrement disqualifiées.

Notons aussi ce point de vue très réaliste et que nous partageons du « tout ceci n’est que pantomime qui n’a pas les moyens de ses dérisoire prétentions » un commentaire qui dit le fond des choses… « D'un point de vue strictement juridique, Mme Delmas-Marty a parfaitement raison. Au plan pratique, il y a cependant des nuances sérieuses à apporter. Comment voulez-vous qu'un État qui est proche de la faillite, dont les forces de police sont en flux tendu, dont la justice frise la ruine, avec des prisons surpeuplées qui sont à peine contrôlées par l'administration pénitentiaire soit en mesure d'exercer la surveillance que la loi instaure ? Tout ceci relève d'une pathétique gesticulation. » Et donc ? Où allons-nous ?

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Comment-Alfred-Sauvy-prévoyait-notre-écroulement-évitable

 

« Nous allons disparaître pour des raisons politiques ou financières. Mais la perte, pour parler comme Flaubert, ne sera pas grande. On n’a plus rien à proposer.

Notre disparition ? Certains proposent la conspiration, je propose le refus de la transpiration. La théorie du refus de la transpiration, c’est le refus de prendre les décisions qui s’imposent quand on court à la catastrophe. Aujourd’hui il est trop tard, dans les années 60 à 80, il ne l’était pas [[ surtout avec une contre-culture d’une lucidité exceptionnelle !]]. Mais on était déjà sous pilotage automatique. J’en viens à Alfred Sauvy, qui prévoyait tout parce qu’il lisait les données, dans Démographie et refus de voir : « …ces débats théoriques sont en quelque sorte des jeux, puisque la société était dans une sorte d’avion à pilotage automatique et qu’il n’y avait pas besoin de voir. » Sauvy évoquant le vieillissement parlait, dix ans avant Bourdieu, des euphémisations. On refuse – sinon en se marrant [[comme de dérisoire abrutis…]] –  d’évoquer le baby krach et le pépé boom de l’Europe à cette époque [[dont l’Allemagne actuelle est l’exemple de surdité le plus dramatique, un anti-modèle d’INERTIE à ne surtout pas suivre ]] :

« J’en reviens au vieillissement de la population. Il fait peur de bien des façons. Il est désagréable de parler de la vieillesse, car celle-ci n’est en soi pas très séduisante. Nous avons d’ailleurs tellement peur des mots que nous les changeons. Nous parlons du «troisième âge» [[ et pourquoi pas du cinquantième ?]]. Quant à moi, je serais désolé qu’on me dise : «Monsieur vous êtes du troisième âge» et je n’ai aucune honte si l’on me dit que je suis vieux. Pourquoi ne pas parler des vieux ? C’est un mot français. Parler du troisième âge, c’est déjà parler à côté de la question ; c’est déjà la peur de voir [[ élargie, depuis, de voir à savoir .Refus net de savoir]]. » Donc depuis les années 1980 c’est uniquement changer déloyalement et si minablement les mots qui « aura servi » de politique et de médias ? La honte sur ces sournois traîtres à l’espèce humaine dont certains sont toujours là à nuire exponentiellement…]].

On nous encourage à ne plus avoir d’enfants (voyez Macron, Merkel, May, Lagarde, etc.), mais Sauvy souligne l’indifférence à peine polie qui entoure le problème et rappelle l’exemple vénitien après celui de Rome et de la Grèce :

« C’est toujours sans écho. . . Je voudrais recevoir une critique, mais ces rappels ne provoquent aucune réaction. Le refus de voir l’histoire de Venise est semblable. L’étude de l’historien Beltrami sur Venise est aussi concluante que peu connue : la décadence économique et politique a suivi pas à pas la marche du vieillissement de la population. Cet ouvrage significatif n’a pas été traduit en français, il n’a guère été lu et n’est pas connu. Quand nous allons voir les beautés de la Place Saint-Marc, il serait évidemment de mauvais goût de nous demander pourquoi Venise a sombré. » Venise avait sombré la première dans les bordels, les carnavals et la civilisation touristique. Lisez mon livre sur l’apocalypse touristique !

Sauvy reprend sur Rome (lisez ici mon livre noir de la Rome ancienne, car les problèmes et l’absence de solutions étaient les mêmes) : « En ce temps de Dioclétien, c’était déjà le vieillissement de la population de Rome. Même refus de voir pour l’histoire de l’Espagne. L’Espagne, au XVIème siècle, conquiert des territoires, on peut penser qu’elle va être très riche ; dans les campagnes surpeuplées, on va pouvoir abandonner les terres pauvres pour ne cultiver que les terres riches. Or, c’est à partir de ce moment qu’il y a décadence. Et le XVIIIème siècle est sans doute plus clairvoyant que nous quand il dit : «L’Espagne a eu le malheur de changer ses hommes contre des métaux». Achetez de l’or, comme on vous recommande aujourd’hui : Vous vivrez vieux comme le père Grandet et comme Harpagon. [[  Soit la stérilité de cœur faisant loi…]].

Nous avons la peur de voir, donc on regarde ailleurs : « La peur de voir, nous l’éprouvons tous plus ou moins. Nous devons nous en méfier, pour éviter de tomber dans le travers qui consiste à ne pas voir des faits [[ et d’affubler du terme plus que stupide de « conspirationniste » qui tente de les voir ou de fake news qui sait les …analyser – donc qui ne voit pas les faits condamne qui les voit en face, sans intermédiaires…]]. Personne ne refuse de voir le chômage, mais ses causes déplaisantes sont dissimulées, ainsi que des faits de pure observation. » Les nouveaux conformistes déguisés en faux libertaires, sont cela : qui refusent de penser en direct et d’user de vrais raisonnements qui montrent…objectivement. Qu’ils/elles sont donc…engueulables !

« Je me souviens parfaitement de cette époque et des problèmes qui pointaient à l’horizon, soulignés par des cerveaux –plutôt de gauche alors – comme Alfred Sauvy, René Dumont, ou Haroun Tazieff. Les crétins irresponsables de droite comme Louis Pauwels étaient euphoriques, Mais je me souviens aussi de mes douze ans et des Shadocks, et les Shadocks, cyniques au pouvoir, disaient : «quand il n’y a pas de solution, c’est qu’il n’y a pas de problèmes.» Eh oui. Le passage du refus de voir au refus de voir ET de savoir aboutit à cela :

La-loi-Gayssot-en-pleine-implosion/

 

« Ceux qui s'enrichissent grâce à leur travail n'existent pas. Plus. Ils s'enrichissent parce qu'ils exploitent le travail des autres. Le capital n'est que cela : du vol accumulé. Et pourquoi doivent ils capter seuls le fruit du travail des autres et décider seuls de leur affectation ? Ceux qui travaillent dans toutes les entreprises devraient siéger à 50% dans les conseils d'administration, comme en Allemagne, avec voix délibérative, et les bénéfices non réinvestis devraient être redistribués. » En effet, les déraisons du capitalisme si farfelu ne peuvent plus exhiber un seul lambeau de raison…Et le commentaire devient un « Même le Monde est « obligé d’admettre » que le budget 2018 est vraiment destiné au seuls riches » On n’arrête pas le progrès !

 

Budget-2018-Seuls-les-ménages-les-plus-aisés-bénéficieront-de-mesures-anti-redistributives

Par exemple, pourquoi (ce qui n’aurait pas été possible il y a 5 ans), oui pourquoi cet autre commentaire nous paraît très vite …déraisonner… « Et si l'accroissement des inégalités était, dans une économie globalisée, la condition nécessaire pour surmonter les blocages à l'investissement et le chômage de masse? Il semble que jamais les gens de la gauche radicale n'arriveront à comprendre 1. qu'il n'y a investissement que si l'investisseur peut espérer plausiblement un bon retour sur investissement et donc une bonne rentabilité de son entreprise [[ à condition de ne pas détruire les investissement sur le futur – ce qu’il fait actuellement les si déconnectés investisseurs fous ]], 2. qu'il y des "inégalités justes" (Rawls), et que l'égalité néfaste à tous est très injuste »…dégoise le distrait (cy)inique. Même le Fmi (attardé comme le Monde) est « obligé » de voir (et savoir) que plus il y a d’inégalités plus la croissance…diminue (trop d’accaparements en amont par une poignée qui ne participe pas à la…consommation et volent les moyens de consommer de la majorité !). Les crétins (cy)iniques et les nihilistes, ces graves fainéants du cœur, sont, désormais, TRAHIS par leurs seuls dégoisements !      ....................

« Et voila nos gauchistes d'ATTAC et SUD nous font entendre le refrain mélenchoniste. Mais ils ne s’occupent pas beaucoup des chômeurs, précaires, indépendants, CDD....... car leurs récriminations pointent principalement les salariés et les retraités. Article manichéen avec les riches ( 20 %) et les pauvres (30%), ou sont les classes moyennes 50% de la population française La démonstration de nos LFIstes consiste à inclure les classes moyennes dans les pauvres. Et la lutte des classes redémarre. »…se montre si inculte, si à côté de la réalité, des statistiques réelles, signant la disparition actuelle des ex-classes moyennes, ce qui permet de pérorer si…inhumainement. Oui ,nous avons clairement là les héritiers de la pensée « simpliste » Macron.

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Celle que même un Alain, pars particulièrement, alternatif, fout par terre…dans ses simples Propos sur les Pouvoirs

 

Lavraiedémocratie.fr/pdf/-alain-Propos-sur-les-pouvoirs-éléments-d'éthique-politique

Le livre tout entier…

Alain-propos-sur-les-pouvoirs-:-il-n'y-a-de-pensée-que-dans-un-homme-libre

« Il n'y a de pensée que dans un homme libre, dans un homme qui n'a rien promis, qui se retire, qui se fait solitaire, qui ne s'occupe point de plaire ni de déplaire. L'exécutant n'est point libre ; le chef n'est point libre. Cette folle entreprise de l'union les occupe tous deux. Laisser ce qui divise, choisir ce qui rassemble, ce n'est point penser. Ou plutôt c'est penser à s'unir et à rester unis ; ce n'est rien penser d'autre. La loi de la puissance est une loi de fer. Toute délibération de puissance est sur la puissance, non sur ce qu'on fera. Ce qu'on en fera ? Cela est ajourné, parce que cela diviserait. La puissance, sur le seul pressentiment d'une pensée, frémit toute et se sent défaite. Les pensées des autres, quelles qu'elles soient, voilà les ennemis du faux chef, mais ses propres pensées ne lui sont pas moins ennemies. Dès qu'il pense, il se divise ; il se fait juge de lui-même. Penser, même tout seul, c'est donner audience, et c'est même donner force aux idées de n'importe qui. Lèse-majesté. Toute vie politique va à devenir une vie militaire, si on la laisse aller. »…en effet…son libéralisme disparu fût démocratique, lui : la preuve.

Le-libéralisme-démocratique-d'Alain

« Pour autant, l’auteur des Propos ne s’arrête pas devant ce qui est à ses yeux un simple constat d’évidence, et qui pourrait conduire d’autres à se résigner face à l’avènement d’une forme de technocratie, c’est-à-dire une tyrannie des  fausses Compétences. L’auteur du Citoyen contre les Pouvoirs conclut au contraire que l’esprit démocratique doit consister à surveiller sans relâche ce pouvoir administratif de plus en plus envahissant, faute de quoi l’oligarchie bureaucratique abusera de son pouvoir aux dépens du peuple souverain et de la démocratie. De l’aristocratie des fausses Compétences, on passerait alors à la tyrannie des technocrates. Nous ne serions plus dès lors dans un régime mixte, mais face à une excroissance pathologique de l’ordre oligarchique, excroissance mortelle pour la liberté des citoyens. Pour s’en prémunir, dit Alain, il convient d’insuffler sans relâche aux citoyens ce souffle démocratique qu’est l’esprit de résistance, un esprit qui s’incarne concrètement à ses yeux par une surveillance des pouvoirs de tous les instants. »

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Droit-privé-et-contrat//alain-propos-pouvoirs-extrait-

II est à la mode de consulter plutôt ce document que les autres. Pourquoi ? A notre avis, c’est du simple fait que la majorité des points de vue sont …faussés.  Ainsi, les lois sécuritaires nous mettent en insécurité puisqu’elles viennent d’un avachissement moral. Lequel ? Celui de considérer tout-e citoyen-ne comme un(e) suspect(e) a priori. Alors que la vision vraiment « républicaine » de séparation des pouvoirs et de limitation de ces pouvoirs par les…libertés individuelles, devrait se voir comme « devant » rester…suspectée dans ses propres démarches . Impossible de faire admettre la limitation des « libertés individuelles » (base de l’état de Droit), oui de les « limiter » (sauf les siennes !) sans avoir de bonnes raisons un millier de fois exposées !

Et donc – souillant l’intégrité même d’un être humain, ces pouvoirs qui ne se connaissent même pas, loupent que ce sont eux les potentiels accusés…

Et que ces accusés n’ont plus la stature morale de pouvoir inculpabiliser qui n’est…

…………….pas – salutairement – comme eux.

 

………….…(à suivre)

 

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toujours dans la rubrique : "Quelles sont les têtes qui NOUS aident  vraiment ?"

 

                        Que la vaste compassion vous grandisse et vous nourrisse !!!

Sous copyleft……pour tout ce qui reste à but non lucratif

tous ces posts sont effectivement reliés à une pensée globale ***

trouvez, aussi, un complément à cette réflexion sur le site internet à téléchargements gratuits http://www.freethewords.org/,  onglet 3  "Nul n'est  nul",  "Légalité de l'égalité" (Quality of eQuality), "La démagogie n'est utile et utilisée que par qui est déjà au pouvoir" et onglet 4 "L'anticommunication comment ça fonctionne ?»  et "Why do we left the left wings ?" ; onglet 2 "L'ardeur sociale", "Comment devenir un (e) athée du capitalisme" et "LE ROMAN DE L' ÉCONOMIE " ;  et, surtout, RIEN DE PLUS SOLIDE QUE LE SOLIDAIRE sur l’onglet 3, ainsi que LA QUESTE DES QUESTIONS (Qui a démuni les démunis ? Qui a déshérité les déshérités ? Qui s'est emparés des désemparés ? Qui a détressé les détresses ? Qui a dérobé aux nécessiteux leur nécessité ? S’il y a fraudes pourquoi donc cacher les fraudés qui les subissent ? S'il y a faim c'est qu'il y a, d’abord, affameurs ? S’il y a endettés, ils sont toujours précédés des endetteurs. Pas de travailleur clandestin qui n’ait été créé par l’argent clandestin. Et sans capital au noir pas de travail au noir,  etc. Tout se tient et les causes ne pourront plus échapper à l’implacabilité de la logique. Le règne moral des trop riches vient de s’effondrer), onglet 2.

Résistances au changement Impliquent changement de résistances

Structurellement, les classes moyennes ne savent plus penser

Pas de République si le politique ne prime pas sur l'économie.

La prospérité c'est pour tous, la richesse pour la minorité

L’Économie ? C’est ce que l’on nous jette entre les jambes afin de faire tout autre chose !

Je suis responsable de ma parole non de la compréhension des autres

Le futur n’appartient qu’à qui en prend l’initiative

Le spectacle est une misère pas une conspiration

Le si rare moment de la jubilation

La façon d’écrire se nomme infini respect

Arrêter de sous-traiter nos besoins et nos savoirs

Plus il existe d’opinions très différentes, moins le monde risque de se tromper

Nous ne pouvons pas trouver de solutions si nous ne connaissons pas la réalité de la situation.

Faisons le vide des prétendus dirigeants à l’intérieur de nous !

Nous n’avons pas besoin de ce système pour le supplanter !

 

Nous sommes la santé de la société

 

…les anti-élites actuelles ( celles qui empêchent les vraies élites de réparer leurs dégâts !)

Trouver ce que nous ne cherchons pas ?

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Si ce post a su retenir votre attention dans les 4 500 autres (disponibles ici) il doit y en avoir de bien plus décoiffant. Qui vous boosteraient encore plus. C'est le si cher chercher cher… on y trouve plus que prévu

garant des libertés individuelles

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Politiques afin d'abolir la vraie République ?
La pensée à l'envers...

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encore plus à l'envers...

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Politiques afin d'abolir la vraie République ?
Politiques afin d'abolir la vraie République ?
rien ne nous oblige à nous couvrir de prothèses techniques : cette non-confiance dans nos corps se paie au prix trop fort

rien ne nous oblige à nous couvrir de prothèses techniques : cette non-confiance dans nos corps se paie au prix trop fort

Politiques afin d'abolir la vraie République ?

Les propos d'Alain : démocratie, anarchie, monarchie, oligarchie, constitution, abus de pouvoir

Le Conseil d'État, juge administratif suprême

Vladimir Poutine : La France a perdu sa souveraineté ! La posture anti de Gaulle de Macron est donc dommageable au pays. Courir pour que secteur marchand et les multinationales volent la marge de décision nationale n’est vraiment pas très français…

Comment travaille le juge au Conseil d'État ?

Les phrases d’Alain en espagnol…

L'Etat de droit, notion de sociologie politique. Qu'est-ce que c'est ? Utilisable en cours de S.E.S, de spécialité de Terminale ou en Enseignement moral et civique. Comme la puissance de l’Eta se trouve fortement limitée dans le vrai état de Droit – tout « pouvoir personnel » ne peut que vouloir en sortir…Le partage des pouvoirs demeure le meilleur signe d’un refus de tout pouvoir personnel

L’économie globalisée divisant tout le monde, gaspillant les ressources et se montrant extrêmement droguée à l’énergie non renouvelable est donc la…plus fragile qui soit !

"Je fabrique durablement", teaser d'Objectif 2050 | Planète+

Se rappeler…Produits toxiques toujours non éliminés…Global vs Local : les acteurs de la tech peuvent-ils vivre hors-sol ? Quels liens peut il y avoir entre économie numérique et territoire ? Les digitals nomads, en nouvelle élite globalisée, s’installent dans des lieux paradisiaques, y jouissent du faible coût de la vie et d’une liberté économique et parfois fiscale sans égale. Et de tout cela, ils font un enfer pour les...autres !

Publié dans gouvernance mondiale

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